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L'urgence de signer une première victoire se fait sentir chez l'Impact

10/04/2014 03:45 EDT | Actualisé 10/06/2014 05:12 EDT

MONTRÉAL - L'entraîneur et les joueurs de l'Impact ont beaucoup parlé, jusqu'ici cette année, de la nécessité d'être patient. Ils ont souvent rappelé qu'une saison de la MLS, c'est long. Mais ça ne les empêche pas de réaliser qu'ils ont intérêt à décrocher leur première victoire au plus vite.

«La saison est longue, mais il faut gagner maintenant. Après cinq matchs, il est temps», a souligné Felipe après l'entraînement à huis clos de jeudi, tenu à deux jours de l'affrontement prévu contre le Fire de Chicago au Stade olympique.

«C'est vrai que c'est une longue saison, mais on joue pour gagner, pas pour simplement attendre le dernier match», a assuré Marco Di Vaio, qui a fait savoir que dès le lendemain de la première rencontre de l'année, à Dallas, tout le monde dans le vestiaire a commencé à chercher les solutions qui s'imposent.

Ça n'a pas empêché le onze montréalais de se retrouver avec une fiche de 0-3-2, qui fait en sorte que le club est déjà assuré d'égaler un triste record d'équipe. L'Impact n'a jamais attendu au-delà du sixième match d'une campagne pour signer sa première victoire.

Si les hommes de l'entraîneur-chef Frank Klopas perdent ou se contentent d'une nulle, samedi, ils deviendront alors les auteurs du pire début de saison dans l'histoire de 21 ans du club, y compris les années en deuxième division nord-américaine. L'Impact a signé son premier gain à son sixième match en 2012, à titre d'équipe d'expansion de la MLS, mais aussi en 2009, l'année où John Limniatis a été congédié et où l'équipe a remporté un championnat surprise de la NASL sous la direction de Marc Dos Santos. C'est également survenu en 2001, l'année où le Groupe Ionian, propriétaire du club à l'époque, a déclaré faillite en cours de saison.

Et si la victoire échappe encore à l'Impact samedi, l'équipe fera un pas de plus vers le record de la ligue, qui s'élève à 11 matchs. En 2007, le Real Salt Lake a connu la plus longue séquence sans victoire au début d'une saison (0-5-6).

«Tout le monde comprend dans quelle situation nous nous trouvons, a déclaré Klopas. C'est certain qu'il ne faut pas prendre trop de retard. L'équipe fait preuve d'une certaine constance, mais il faut obtenir des résultats. Reste que c'est si serré dans la conférence qu'une victoire ou deux ferait toute la différence.»

«Avec les trois points samedi, on va avoir cinq points et on sera de retour dans la course», a noté Felipe.

«Il y a le fait, aussi, qu'une victoire aiderait les joueurs au point de vue psychologique, a indiqué Klopas. Les joueurs font toutes les bonnes choses à l'entraînement, l'attitude est bonne, et un résultat positif viendrait les récompenser, et surtout leur permettre de jouer avec plus de confiance.»

Selon le nouveau venu Heath Pearce, il suffirait de peu pour que les nulles et les défaites serrées se transforment en victoires. Étant donné que l'Impact a bien fait à l'attaque jusqu'ici, il s'agirait surtout de mettre fin aux petites erreurs en défensive pour cesser d'encaisser des buts crève-coeur.

«Nous devons, en quelque sorte, penser à notre placement en défensive même quand on est encore en possession du ballon, afin qu'au moment où il y a un revirement, nous soyons placés aux bons endroits pour reprendre le ballon rapidement ou à tout le moins, éteindre des feux, a expliqué Pearce. Je trouve que nous avons fait beaucoup de chemin à ce niveau cette semaine à l'entraînement.»

Une victoire contre le Fire permettrait aussi d'éviter que le nouvel entraîneur de l'Impact paraisse mal face à l'équipe qui l'a congédié l'automne dernier. Klopas est toujours en quête d'un premier gain à la barre de l'Impact, mais le vétéran entraîneur n'en fait pas de cas.

«Moi, je veux la victoire pour les joueurs. Parce qu'ils l'auront méritée après avoir travaillé vraiment fort, a souligné Klopas. La première victoire, nous allons la savourer peu importe contre quelle équipe elle survient.»

Reste que Felipe tient à offrir ce petit cadeau à son entraîneur.

«Il a travaillé tellement fort avec nous, alors nous voulons gagner pour lui, pour l'équipe et pour les partisans», a souligné le petit milieu brésilien.

Par ailleurs, le directeur sportif Nick De Santis a assisté à l'entraînement de jeudi, mais le club ne l'a pas rendu disponible afin qu'il commente des propos émis par l'ancien entraîneur de l'Impact, Marco Schällibaum, et qui ont été publiés par le journal suisse Le Matin.

Schällibaum a dit avoir vécu une expérience positive à Montréal l'an dernier, mais il a expliqué que la direction et lui ont décidé de se quitter à l'issue de la saison parce que «le club refusait de se séparer de joueurs que je jugeais mauvais pour l’équipe».

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