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L'Ukraine accuse la Russie d'avoir posé des mines en Crimée et aux alentours

10/04/2014 04:02 EDT | Actualisé 10/06/2014 05:12 EDT

L'Ukraine a accusé jeudi les forces armées russes d'avoir posé des mines antipersonnel en Crimée et aux abords de la péninsule, lors d'une réunion à Genève sur le respect du traité d'Ottawa sur l'interdiction de ce type de mines.

L'Ukraine "est fortement préoccupée par l'usage de mines antipersonnel par les forces armées russes dans différentes parties du territoire ukrainien", a déclaré la délégation ukrainienne au cours de cette réunion sur l'application de la convention sur l'interdiction des mines antipersonnel.

La délégation de Kiev a accusé les forces russes d'avoir créé des champs de mines "au points d'entrée entre la partie continentale de l'Ukraine et la péninsule de Crimée".

La Crimée a été rattachée à la Russie en mars après un référendum considéré comme illégal par Kiev et les pays occidentaux, et le pouvoir intérimaire de Kiev considère toujours la péninsule comme une partie intégrante du territoire de l'Ukraine.

Selon la délégation ukrainienne, dont l'intervention n'était pas prévue au programme des travaux de jeudi, les mines ont été posées par les forces russes à la fois en Crimée et dans la région de Kherson, limitrophe de la péninsule.

"Les champs de mines sont entourés de barbelés et jalonnés de panneaux d'avertissement portant l'inscription 'mines'", précise un projet de communiqué de la délégation présenté à la réunion.

L'Ukraine souhaite "détruire les mines antipersonnel dans les zones minées se trouvant sous sa juridiction", a déclaré la délégation. Mais cette opération de déminage ne pourra être entreprise que lorsque les autorités ukrainiennes auront recouvré "le contrôle du territoire actuellement occupé par l'agresseur", a-t-elle ajouté.

"La Crimée fait toujours partie intégrante de l'Ukraine", a-t-elle insisté.

La délégation ukrainienne a également accusé les forces russes d'avoir saisi un stock de mines dans un dépôt militaire ukrainien en Crimée.

Les mines à fragmentation OZM-4, qui ne sont pas dotée d'un mécanisme d'autodestruction, ont été stockées par l'armée ukrainienne pour servir lors de séances d'entraînement à la détection de mines et au déminage, selon la délégation.

A présent, ces mines "sortent du cadre légal du traité d'Ottawa", selon les délégués ukrainiens.

Vendredi, la délégation devrait expliquer pourquoi l'Ukraine n'a pas respecté le délai prévu pour détruire ses stocks de mines antipersonnel.

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