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Libye: levée de l'état de force majeure dans le port d'Al-Hariga

10/04/2014 09:14 EDT | Actualisé 10/06/2014 05:12 EDT

La Compagnie nationale libyenne de pétrole (NOC) a annoncé jeudi la levée de l'état de force majeure dans le port d'Al-Hariga, dans l'est du pays, ouvrant la voie à la reprise des exportations bloquées depuis neuf mois par des rebelles autonomistes.

"La NOC annonce la levée de l'état de force majeure sur le port d'Al-Hariga seulement, à partir de jeudi à 12H00 (10H00 GMT)", a indiqué la compagnie dans un bref communiqué sur son site internet.

L'état de force majeure permettait d'exonérer la NOC de toute responsabilité en cas de non-respect des contrats de livraison de pétrole.

L'armée libyenne avait annoncé la veille avoir pris le contrôle de deux ports bloqués depuis juillet, Al-Hariga et Zwitina, conformément à un accord conclu dimanche avec les autonomistes.

La NOC explique avoir levé l'état de force majeure sur le port d'Al-Hariga, d'une capacité d'exportation de 110.000 barils par jour, après avoir reçu une lettre du chef des gardes des installations pétrolières (qui dépend de l'armée, ndlr) confirmant avoir pris le contrôle du port.

La Compagnie n'a pas expliqué pourquoi la mesure n'a pas concerné aussi le port de Zwitina (100.000 b/j).

Les ports de l'est libyen sont bloqués depuis juillet par des autonomistes membres des gardes des installations pétrolières, empêchant toute exportation de brut et provoquant une chute de la production à 250.000 barils par jour, voire moins, contre près de 1,5 million b/j en temps normal.

Les autorités libyennes et les autonomistes avaient annoncé dimanche soir être parvenus à un accord prévoyant la levée immédiate du blocage des ports de Zwitina et d'Al-Hariga.

Les deux parties se sont par ailleurs accordé un délai de deux à quatre semaines pour trouver un accord final permettant la levée du blocage des deux autres ports: Ras Lanouf (200.000 b/j) et al-Sedra (350.000 b/j).

Le leader des autonomistes, Ibrahim Jodhrane, avait, dans un premier temps, justifié le blocage des terminaux en accusant le gouvernement de corruption.

Mais les protestataires ont ensuite affiché leurs véritables intentions en réclamant l'autonomie de la Cyrénaïque (région orientale) et en annonçant la mise en place d'un gouvernement local, ainsi que d'une banque et d'une compagnie de pétrole.

ila/faa

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