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Le CIO envoie un expert des mois en avance au Brésil pour réduire les délais

10/04/2014 11:36 EDT | Actualisé 10/06/2014 05:12 EDT

BELEK, Turquie - Le président du Comité international olympique, Thomas Bach, a décidé d'envoyer un des gros canons du CIO au Brésil dès la semaine prochaine, une décision qui fait partie d'une série de mesures urgentes adoptées afin d'endiguer les délais qui menacent les Jeux olympiques de 2016 de Rio de Janeiro.

Bach a indiqué que Gilbert Felli, directeur exécutif des Jeux olympiques pour le CIO, sera envoyé au Brésil plusieurs mois plus tôt que prévu afin de commencer à réagir aux nombreux délais de construction, en partie attribuables à des raisons politiques, qui mettent en péril certains sites de compétitions.

Le CIO enverra également plusieurs groupes de travail au Brésil, ayant notamment embauché un gestionnaire des projets pour superviser les travaux de construction. L'organisme a aussi pressé le gouvernement de mettre sur pied un comité de haut niveau qui sera en mesure de prendre des décisions dans le dossier olympique.

«Nous croyons que Rio peut livrer, et livrera d'excellents Jeux si ces gestes appropriés sont posés maintenant», a déclaré Bach lors d'une conférence de presse qui suivait une assemblée de deux jours tenue par le comité exécutif du CIO.

Il n'est toutefois pas allé jusqu'à dire que les Jeux pourraient être retirés au Brésil si des progrès ne sont pas réalisés.

Mais quand on lui a demandé si ceux-ci auront sans aucun doute lieu à Rio de Janeiro, Bach a répondu: «Ce que je peux dire, c'est que nous allons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour faire de ces Jeux un franc succès».

Déménager les Jeux serait fait en tout dernier recours et est considéré comme un scénario très peu probable à si peu d'avis. Le CIO semble toutefois déterminé à continuer d'appliquer de la pression sur le Brésil afin qu'on mette tout en ordre.

Bach a refusé de décerner un carton jaune ou un carton rouge — c'est-à-dire un avertissement officiel — aux Brésiliens. Le président du CIO à l'époque, Juan Antonio Samaranch, avait réprimandé les organisateurs des JO d'Athènes de 2004 en parlant de «lumière jaune», à l'occasion d'un message livré quatre ans avant la tenue des Jeux grecs.

Puisque les Jeux de Rio auront lieu dans seulement deux ans, les dirigeants du mouvement olympique affirment que la situation est plus grave qu'elle ne l'était à Athènes parce que beaucoup de travail n'a pas encore été entamé.

«Ce n'est pas une question de donner des cartons, a dit Bach. Il s'agit d'assurer le succès des Jeux. Nous croyons toujours que ces Jeux peuvent connaître beaucoup de succès. Si vous voulez que ces Jeux connaissent du succès, vous devez poser des gestes positifs. C'est que nous faisons maintenant.»

Felli est un administrateur suisse qui a été impliqué de près dans la planification et la gestion des plusieurs Jeux olympiques.

Il devait a priori commencer à travailler exclusivement à Rio en août, après avoir quitté son poste de dirigeant au CIO. Bach a toutefois fait savoir que le processus a été accéléré, alors que Felli a organisé une conférence vidéo avec les organisateurs, lundi, dans l'intention de se rendre à Rio dans quelques jours.

Felli fera la navette entre la Suisse et le Brésil avant de commencer à travailler à plein temps en Amérique du Sud en septembre.

«Nous n'allons pas là pour pointer quiconque du doigt à propos du passé, a dit Felli. Nous croyons que le potentiel est là. Nous allons faire partie d'une équipe qui aura pour tâche de livrer les Jeux.»

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