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Des millions d'électeurs indiens participent à la troisième phase du scrutin

10/04/2014 09:15 EDT | Actualisé 10/06/2014 05:12 EDT

PATNA, Inde - Les électeurs indiens ont participé jeudi à la troisième phase d'élections nationales.

Des millions de personnes se sont rendues voter dans des États du centre du pays, une région cruciale aux espoirs du principal parti hindou d'opposition de mettre fin au règne de 10 ans du parti du Congrès.

Des rebelles maoïstes présumés, qui ont lancé un appel au boycottage, ont brièvement perturbé le déroulement du scrutin dans leurs bastions de l'est du pays, les États de Bihar et de Chhattisgarh, où ils ont réussi à perpétrer des actes de violence en dépit de la présence massive des forces de l'ordre.

Plus de 110 millions de personnes pouvaient voter pendant cette troisième phase, qui touche 92 circonscriptions dans 11 des 28 États indiens et trois territoires administrés par le gouvernement fédéral. Les élections prendront fin le 12 mai et la composition de la chambre basse du Parlement, qui compte 543 sièges, sera annoncée le 16 mai.

Les électeurs se rendaient notamment voter dans les États d'Uttar Pradesh, de Bihar, de Chhattisgarh, de Jharkhand, d'Haryana, de Kerala, de Madhya Pradesh et de Maharashtra.

Quelques heures avant l'ouverture des bureaux de vote, des rebelles maoïstes ont fait exploser un véhicule transportant des soldats paramilitaires, faisant deux morts et trois blessés et annulant le vote dans 20 bureaux de l'État oriental de Bihar.

Les soldats patrouillaient une forêt dans un bastion rebelle du district de Munger quand leur véhicule a frappé une mine. Les électeurs des secteurs concernés pourront voter ultérieurement.

Les insurgés ont frappé de nouveau, un peu plus tard, dans l'État voisin de Chhattisgarh, quand ils ont tiré en direction des forces de l'ordre qui gardaient dix bureaux de vote. Ils se sont enfuis quand les gardes ouvert le feu et le vote a pu se poursuivre peu de temps après.

Le principal parti hindou d'opposition est sur une lancée après s'être engagé à stimuler l'économie et il semble en voie de détrôner le parti du Congrès.

La dirigeante du parti du Congrès, Sonia Gandhi, et son fils Rahul, le vice-président de la formation, ont voté dans la capitale indienne, où leur parti a reçu une râclée en décembre, lors d'une élection régionale.

En plus du Congrès et du parti d'opposition Bharatiya Janata, le vote représente un test décisif pour l'avenir de la formation anticorruption menée par Arvind Kejriwal. Le Parti de l'homme ordinaire, ou parti Aam Admi, a remporté un succès surprenant lors du vote à New Delhi, ce qui a catapulté M. Kejriwal sur la scène nationale.

Il a dirigé des manifestations et organisé des grèves de la faim contre la corruption gouvernementale depuis deux ans. Son parti présente des candidats pour 400 sièges.

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