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Colombie: le président Santos hésiterait à éliminer le chef des Farc

10/04/2014 12:51 EDT | Actualisé 10/06/2014 05:12 EDT

Le président de la Colombie, Juan Manuel Santos, a affirmé jeudi qu'il hésiterait à donner l'ordre d'éliminer le chef suprême des Farc, afin de ne pas compromettre les négociations de paix en cours avec la guérilla marxiste.

"A ce niveau du processus, j'y penserais à deux fois", a admis M. Santos, interrogé sur cette question précise lors d'un entretien accordé à la radio La FM.

Des pourparlers entre le gouvernement et les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) ont été ouverts depuis novembre 2012 en l'absence de cessez-le-feu, afin de résoudre plus vieux conflit d'Amérique latine, qui a fait plusieurs centaines de milliers de morts en près d'un demi-siècle.

Le chef des Farc, de son nom de guerre Timoleon Jimenez alias "Timochenko", n'est pas présent lui-même dans la délégation de la guérilla en charge de ces négociations qui se déroulent à Cuba, pays garant du processus.

"Nous savons plus ou moins où est +Timochenko+", a ajouté le président Santos.

Dans le passé, le chef de l'Etat avait approuvé en 2011, époque où il était ministre de la Défense, un bombardement d'un campement des Farc au cours duquel son leader Alfonso Cano avait trouvé la mort. "Une décision difficile", a-t-il rappelé.

Agirait-il de même pour "Timochenko" ? "Je ne vais pas dire si je prendrais cette décision ou non", a commenté le président colombien.

Fondée en 1964, la guérilla des Farc, la principale du pays, compte encore selon les autorités entre 7.000 et 8.000 combattants, repliés dans les régions rurales.

Les négociations de paix en cours, quatrième tentative de rapprochement entre le gouvernement et la rébellion, ont permis pour l'instant d'aboutir à un accord sur la nécessité d'une réforme rurale et sur le droit pour les guérilleros repentis de participer à la vie politique.

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