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Chypre: l'unique femme chef d'une Banque centrale dans l'Eurozone prend ses fonctions

10/04/2014 11:38 EDT | Actualisé 10/06/2014 05:12 EDT

Chrystalla Georghadji a pris ses fonctions jeudi à la tête de la Banque centrale de Chypre, devenant la seule femme à occuper un tel poste dans l'Eurozone avec la lourde tâche de sortir les banques de son pays de la crise.

C'est aussi la première femme à occuper ce poste à Chypre. Au bord de la faillite en raison de la forte exposition de ses banques à la dette grecque, ce pays a obtenu en mars 2013 un prêt de 10 milliards d'euros dans le cadre d'un plan de sauvetage européen.

Mme Georghadji, 58 ans, s'est distinguée en tant qu'auditeur général chargée du suivi des dépenses publiques depuis 1998, par ses rapports dénonçant les gaspillages et la corruption au niveau des organismes publics.

Elle succède à Panicos Demetriades qui a démissionné sous le feu des critiques en raison de sa gestion de la crise financière.

"Je suis consciente que les personnes, tout comme les capitaux, sont en train de quitter Chypre", a-t-elle déclaré lors de son investiture, assurant que "dans les conditions économiques extrêmes auxquelles est confronté" le pays, elle partageait "le sentiment d'insécurité et de méfiance dont les commerces et les ménages font l'expérience au quotidien".

"Votre contribution pour rétablir la confiance dans le secteur financier est primordiale pour (...) un retour à la croissance", a de son côté déclaré le président Nicos Anastasiades à l'adresse de la nouvelle chef.

Mme Georghadji a confirmé que son objectif principal était de restaurer la confiance des déposants et de la société dans un secteur bancaire stabilisé.

"Cela est inextricable d'un certain nombre d'autres priorités majeures comme les liquidités suffisantes dans l'économie, la lutte contre les prêts non-performants et le renforcement de la gouvernance d'entreprise dans le secteur bancaire", a-t-elle assuré.

Panicos Demetriades a démissionné le 10 mars, moins de deux ans après sa nomination pour un mandat de cinq ans. Selon les médias locaux, ce sont des relations de travail épouvantables avec un conseil d'administration lui étant hostile et une confrontation permanente avec M. Anastasiades qui ont motivé sa décision.

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