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CBC/Radio-Canada supprime 657 postes, chute de la publicité

10/04/2014 03:19 EDT | Actualisé 10/06/2014 05:12 EDT

Le groupe audiovisuel public CBC/Radio-Canada a annoncé jeudi la suppression dans les deux ans de 657 emplois pour un plan d'économie de 130 millions de dollars canadiens (86 millions d'euros).

Radio-Canada a justifié ce plan social par la baisse des revenus publicitaires, avec notamment la perte du contrat le liant au circuit professionnel nord-américain de hockey sur glace (LNH) pour la retransmission de la compétition.

En fin d'année, la LNH avait confié, à compter de la prochaine saison, le contrat en exclusivité au groupe privé canadien de télécommunication Rogers jusqu'en 2026, pour un montant record de 3,6 milliards d'euros.

Le groupe audiovisuel public canadien a d'ailleurs décidé de ne plus faire de la surenchère sur les droits de retransmission des événements sportifs.

CBC/Radio-Canada ne rivalisera "plus avec les radiodiffuseurs privés pour les droits des sports professionnels" en prévoyant de couvrir "moins d'événements et moins de sports".

La radio-télévision canadienne diffusera "seulement les événements qui nous permettent de recouvrer nos frais", selon le communiqué. "Les grands événements d'importance nationale, comme les Jeux olympiques" resterons dans la grille des programmes de la télévision publique.

De façon général le PDG de CBC/Radio-Canada, Hubert Lacroix, a estimé que le plan d'économie budgétaire signifiait faire "des choix et (...) faire moins de choses, mais mieux".

"CBC/Radio-Canada fait face à des défis financiers découlant de l'affaiblissement du marché publicitaire dans tout le secteur", a indiqué le groupe audiovisuel, qui a également noté un recul de l'écoute plus fort que prévu sur "certains groupes démographiques clés" comme la tranche 25 à 54 ans. Le groupe a aussi déploré "des revenus publicitaires beaucoup moins élevés que prévu" pour des radios musicales du groupe.

"Nous avons pris les décisions difficiles requises pour équilibrer notre budget actuel", a indiqué Hubert Lacroix. En fonction de l'évolution du "paysage médiatique", le groupe audiovisuel "devra aussi se réinventer afin de continuer à remplir le mandat qui lui a été confié il y a plus de 75 ans".

Les suppressions de postes en équivalent temps plein seront réalisées pratiquement à équivalence entre les services français et anglais du groupe audiovisuel public, qui emploie près de 12.000 personnes.

Sur le plan social de 657 postes, 334 seront supprimés dans le service anglais et 312 côté français, dont 230 cette année, selon les détails donnés aux salariés.

Le groupe a prévu de conserver son réseau actuel pour la collecte de l'information mais a annulé ses "plans d'expansion" comme par exemple "la création d'une station à London, en Ontario".

mbr/are

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