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Avion malaisien disparu: un nouveau signal sous-marin a été capté

10/04/2014 06:17 EDT | Actualisé 10/06/2014 05:12 EDT

PERTH, Australie - Un avion australien a détecté jeudi un nouveau signal qui provient possiblement des boîtes noires du Boeing malaisien disparu maintenant depuis plus d'un mois.

Le signal semblait provenir d'un engin au fond de l'océan Indien. Les chercheurs pourraient bientôt déployer un véhicule robotisé pour vérifier la présence de débris.

L'appareil P-3 Orion, qui parachutait des bouées dans l'océan près de l'endroit où les quatre signaux précédents avaient été repérés, a détecté un «signal possible» qui pourrait être d'origine humaine, a dit Angus Houston, le coordonnateur australien des recherches.

«Ces données acoustiques devront être analysées plus en profondeur», a-t-il prévenu par voie de communiqué.

Si la validité du signal est confirmée, elle fera progresser l'enquête pour retrouver le vol MH370 qui s'est volatilisé le 8 mars entre Kuala Lumpur et Pékin, avec 239 personnes à son bord.

Le navire australien Ocean Shield a détecté deux signaux sous-marins mardi, et il a été confirmé que les deux signaux entendus samedi correspondent à ceux émis par des enregistreurs de données de vol.

L'armée de l'air australienne a commencé à parachuter des bouées munies de microphones sous-marins pour maximiser les chances de repérer les boîtes noires avant que leurs batteries ne meurent. La zone fouillée couvre approximativement la superficie de la ville de Los Angeles. Chaque bouée transmet ses données à l'avion.

Le sous-marin Bluefin 21 dont les secouristes disposent pour cartographier le fond de l'océan à la recherche de débris mettrait entre six et huit semaines à compléter la tâche. Les responsables tentent donc de cerner avec le plus de précision possible le secteur à fouiller.

La zone explorée jeudi à la recherche de débris en surface ne faisait plus de 58 000 kilomètres carrés, soit le quart de la zone explorée il y a seulement quelques jours. Quatorze avions et 13 navires participaient aux recherches, à environ 2300 kilomètres au nord-est de Perth.

Un document du gouvernement australien remis jeudi aux agences internationales qui participent aux recherches prévient que les boîtes vocales continueront à émettre des signaux de plus en plus faibles pendant encore une dizaine de jours, selon les conditions. Une fois que l'Ocean Shield n'aura plus espoir de repérer de nouveaux sons, le sous-marin sera mis en service.

La profondeur de l'océan à cet endroit risque toutefois de compliquer les choses. Les signaux détectés précédemment avaient été émis à 4,5 kilomètres sous la surface, soit la profondeur maximale à laquelle le Bluefin 21 peut être utilisé.

«Ce sera vraiment très proche de ses limites d'opération. Mais il y a une marge d'erreur sécuritaire et on pourra descendre un peu plus si on croit que c'est justifié», a dit Stefan Williams, de l'Université de Sydney.

Les fouilles pourraient être suspendues si jamais un sous-marin capable de plonger à six kilomètres devait être importé d'Europe, des États-Unis ou du Japon, a-t-il précisé. Les États-Unis disposent d'appareils capables de descendre à 11 kilomètres, mais ils pourraient ne pas être appropriés pour une mission de ce genre.

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