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Vol MH370: les enquêteurs seraient à «quelques jours» de localiser l'épave

09/04/2014 01:27 EDT | Actualisé 09/06/2014 05:12 EDT
U.S. Navy via Getty Images
AT SEA - APRIL 1: In this handout image provided by the U.S. Navy, The Bluefin 21, Artemis autonomous underwater vehicle (AUV) is hoisted back on board the Australian Defence Vessel Ocean Shield after successful buoyancy testing April 1, 2014 in the Indian Ocean. Joint Task Force 658 is currently supporting Operation Southern Indian Ocean, searching for the missing Malaysia Airlines flight MH370. The airliner disappeared on March 8 with 239 passengers and crew on board and is suspected to have crashed into the southern Indian Ocean. (Photo by Mass Communication Specialist 1st Class Peter D. Blair/U.S. Navy via Getty Images)

L'épave du vol MH370 disparu il y a plus d'un mois pourrait être localisée dans "quelques jours", grâce aux signaux acoustiques détectés dans le sud de l'océan Indien, qui proviennent très vraisemblablement des boîtes noires.

L'Australie, chargée de la coordination des recherches, a annoncé mercredi deux nouvelles émissions sonores captées la veille par le navire australien Ocean Shield qui s'ajoutent à celles du week-end, dans la même zone, à une fréquence identique à celle des précieuses boîtes noires.

"L'Ocean Shield a pu recapter les signaux à deux occasions, hier (mardi) en fin d'après-midi et plus tard dans la soirée", a indiqué le responsable des opérations, Angus Houston, à Perth (ouest de l'Australie).

Le premier signal a été capté pendant cinq minutes et 32 secondes, l'autre pendant environ 7 minutes.

Les quatre détections concordantes ont été réalisées à plus de 2.000 kilomètres au nord-ouest de Perth, sur la trajectoire estimée du Boeing 777 de Malaysia Airlines qui a disparu le 8 mars avec 239 personnes à bord.

Les navires équipés de sondes hydrophones n'avaient plus perçu de signaux dimanche et lundi et les enquêteurs craignaient que les balises sonores de boîtes noires du Boeing -- si leur présence était confirmée à cet endroit -- n'aient cessé d'émettre après l'expiration de leurs batteries dont la durée de vie est estimée à 30 jours.

Angus Houston a précisé que les analyses des deux premières impulsions acoustiques, datant du samedi 5, concluaient à leur compatibilité avec les fréquences émises par les enregistreurs de vol, communément appelés "boîtes noires" bien qu'ils soient de couleur orange.

Les signaux, enregistrés par une sonde américaine, émettaient à la fréquence de 33,331 khz, à intervalles constants de 1,106 seconde et sont donc "compatibles" avec les caractéristiques d'un enregistreur de vol, a-t-il dit. Les experts estiment qu'ils ne pouvaient être "d'origine naturelle", émis par exemple par une baleine.

L'ancien chef des armées australiennes a renouvelé ses appels à la prudence tant que l'épave du Boeing n'était pas formellement localisée, tout en laissant entendre que les enquêteurs étaient désormais proches du but.

- Destination finale du MH370 -

La multiplication des signaux sous-marins doit permettre de circonscrire "une petite zone étroite" de recherches et "j'espère que dans quelques jours nous trouverons quelque chose sur le fond (de la mer) qui confirme qu'il s'agit de la destination finale du MH370", a-t-il déclaré.

"Je crois que nous cherchons au bon endroit mais il nous faut encore identifier l'avion visuellement", a poursuivi Angus Houston.

Une fois définie la zone présumée d'immersion de l'épave, à 4.000 ou 5.000 mètres de profondeur, les enquêteurs enverront un robot sous-marin équipé d'un sonar, le Bluefin-21.

Cette nouvelle phase des recherches serait imminente car les enquêteurs, confrontés à des signaux faiblissants, pensent que les batteries des boîtes noires sont sur le point d'expirer.

"Je pense que nous n'en sommes plus très loin", a affirmé M. Houston.

Une flotte navale et aérienne internationale sillonne le sud de l'océan Indien depuis des semaines à la recherche de débris ou des boîtes noires du Boeing. Sans résultat, jusqu'à la détection de ces signaux acoustiques.

Onze avions militaires, quatre avions civils et 14 navires étaient déployés mercredi pour passer au crible un périmètre de 75.423 kilomètres carrés.

Pour les familles des occupants du vol MH370, qui ont marqué mardi le premier mois de la mystérieuse disparition du Boeing 777, le suspense est douloureux.

"Attendons. Je veux voir la preuve que l'avion est au fond de l'eau", a déclaré Tan Tuan Lay, une Malaisienne dont la fille, Chew Kar Mooi, une employée de banque âgée de 31 ans, était à bord de l'avion disparu.

"Je suis très triste de ce qui s'est passé, mais je suis prête à accepter ce qui arrivera", a-t-elle dit, commentant la détection des nouveaux signaux sonores.

Le vol MH370 assurait la liaison Kuala Lumpur-Pékin le 8 mars au matin quand il a disparu peu après son décollage de la capitale malaisienne.

Alors qu'il était entre la Malaisie et le Vietnam, il a tout à coup mis le cap sur l'ouest, survolant la Malaisie, vers le détroit de Malacca.

Selon des données fournies par satellite, on estime que l'appareil s'est abîmé dans l'océan Indien, ce qui signifierait qu'il a, pour une raison inconnue, changé complètement de route.

L'enquête criminelle examine le scénario d'un détournement, un acte de sabotage ou l'acte désespéré d'un passager ou d'un membre de l'équipage, mais aucun élément matériel n'a pour l'instant permis de privilégier l'une ou l'autre de ces hypothèses.

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