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L'opposition tire à boulets rouges sur le ministre Pierre Poilièvre

09/04/2014 08:46 EDT | Actualisé 09/06/2014 05:12 EDT

Les dures critiques faites mardi par le ministre d'État à la réforme électorale, Pierre Poilièvre, à l'encontre du Directeur général des élections, Marc Mayrand, sont sans motif et partisanes, de l'avis des deux chefs de l'opposition à Ottawa.

Rappelons que mardi, Pierre Poilièvre avait accusé le DGE de s'opposer à la proposition controversée de réforme électorale du gouvernement conservateur dans le seul but de s'approprier plus de pouvoirs et un budget plus important, et d'avoir moins de comptes à rendre au Parlement.

Pour le chef libéral Justin Trudeau, ces propos sont inacceptables de la part d'un ministre. Le fait de s'engager dans des attaques aussi aveuglément partisanes « menace la fabrique même de notre démocratie », a lancé Justin Trudeau.

Pour M. Trudeau, cette sortie du ministre Poilièvre illustre « que le gouvernement ne fait pas la différence entre les intérêts du gouvernement du Canada et ceux du parti conservateur ».

La réforme électorale du gouvernement Harper aura des incidences sur les lois qui encadrent la manière dont les partis font campagne et la façon dont les Canadiens votent.

Cette réforme suscite l'inquiétude non seulement de groupes représentant des aînés, des étudiants et des Autochtones, mais également de la part de l'ancienne vérificatrice générale Sheïla Fraser, de l'ancien directeur général des élections du Canada, Jean-Pierre Kingsley, et du DGE Marc Mayrand. Ce dernier croit que la législation proposée rendra plus difficile l'accès aux urnes de certains groupes d'électeurs, notamment les Autochtones, les jeunes et les personnes âgées.

Durant la période de questions, mercredi, le chef néo-démocrate Thomas Mulcair a répété une citation faite antérieurement par le premier ministre Harper lui-même au sujet de la limitation des débats relativement aux changements électoraux. « Qui a dit que le fait de réformer la loi électorale rapidement et sans le consentement des autres partis politiques relève de pratiques électorales que nous sommes plus susceptibles de trouver dans les pays du tiers-monde ? », a ironisé M. Mulcair.

Sans répondre, M. Harper a répliqué que les néo-démocrates avaient décidé de s'opposer au projet de loi C-23 avant même d'en prendre connaissance.

Enfin, pour le député conservateur Jay Aspin, son collègue Pierre Poilièvre ne s'est pas « attaqué » à M. Mayrand. « Je crois qu'il a dit la vérité », a affirmé Jay Aspin.

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