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Le pétrole porté à New York par la Libye et la forte demande en essence

09/04/2014 03:15 EDT | Actualisé 09/06/2014 05:12 EDT

Les cours du pétrole ont été portés mercredi à New York par un regain de tensions en Libye et un net recul des stocks d'essence aux Etats-Unis, qui occultaient la hausse bien plus forte que prévu des réserves de brut dans le pays.

Le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en mai a grimpé de 1,04 dollar à 103,60 dollars, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), terminant à son plus haut niveau depuis le 3 mars.

"On pensait que les ports (de Zwitina et d'al-Hariga, bloqués depuis juillet) allaient enfin rouvrir en Libye" après un accord conclu dimanche entre les autorités et les autonomistes prévoyant la levée immédiate des blocages, a remarqué Adela Khadir, de SCS Commodities.

L'armée libyenne a bien annoncé mercredi avoir pris le contrôle du port d'Al-Hariga mais "il y a visiblement des problèmes et il semble qu'il va falloir encore attendre un peu" pour le redémarrage des exportations, a ajouté la spécialiste.

Les deux parties ont aussi décidé de s'accorder un délai de deux à quatre semaines pour trouver un accord final permettant la levée du blocage des deux autres ports de Ras Lanouf et al-Sedra.

Les investisseurs continuent par ailleurs à surveiller l'évolution de la situation autour de la crise ukrainienne.

Des négociations devraient se tenir la semaine prochaine entre Américains, Russes, Ukrainiens et Européens pour tenter d'apaiser les tensions alors que la pression s'intensifie dans l'est russophone de l'Ukraine, où pro-russes et loyalistes se font face.

Le président russe Vladimir Poutine a mis en garde Kiev mercredi contre toute action "irréparable".

Le marché a par ailleurs réagi à l'annonce d'une diminution des stocks d'essence aux Etats-Unis la semaine dernière de 5,2 millions de barils, soit bien plus que la baisse de 700.000 barils escomptée par les spécialistes.

Parallèlement, la demande d'essence sur les quatre semaines allant jusqu'au 4 avril a progressé de 4,4%, "à son plus haut niveau en trois mois", a remarqué Adela Khadir.

Cette information a relégué au second plan l'annonce d'une hausse quatre fois plus forte que prévu, de 4 millions de barils, des réserves de brut dans l'ensemble du pays.

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