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Le Fury d'Ottawa de Marc Dos Santos lance sa première saison samedi

09/04/2014 10:03 EDT | Actualisé 09/06/2014 05:12 EDT

MONTRÉAL - Alors que l'Impact peine à s'imposer à sa troisième saison dans la MLS, voilà qu'un des anciens entraîneurs du club à l'époque de la NASL, Marc Dos Santos, s'apprête à revenir sur les écrans radars.

Celui qui a guidé le onze montréalais vers le championnat de la deuxième division nord-américaine, en 2009, se retrouvera à la barre du Fury d'Ottawa, samedi soir, quand l'équipe d'expansion disputera le tout premier match d'ouverture de son histoire dans la NASL.

C'est à ce moment-là, sur le terrain des Strikers de Fort Lauderdale, que Dos Santos verra à quel point l'équipe qu'il a bâtie à partir de zéro, au cours des derniers mois, a du coffre ou non.

Sa formation aura de grandes ambitions, a toutefois assuré l'entraîneur-chef du Fury lors d'un récent entretien téléphonique avec La Presse Canadienne.

«On va être ambitieux dès cette année, a reconnu le Québécois d'origine portugaise, qui estime que le niveau de son équipe se situe présentement à 90 pour cent de l'idéal qu'il avait en tête au départ. Pour nous, être compétitif, ce n'est pas assez. Être compétitif, ça fait un peu 'loser'. Il faut avoir la mentalité de vouloir gagner.

«Notre seul ennemi, c'est que les joueurs viennent tous d'endroits différents. On va donc avoir besoin de temps pour devenir ce qu'on veut être», a ajouté Dos Santos, qui a notamment recruté les anciens joueurs de l'Impact Sinisa Ubiparipovic, Pierre-Rudolph Mayard et Tony Donatelli, en plus du Longueuillois de 23 ans Phil Davies, qui a notamment fait partie de la sélection canadienne olympique.

La cohésion entre les joueurs est déjà établie aux trois quarts, a estimé Dos Santos, qui a d'ailleurs vu les siens présenter une fiche de 3-0-2 en matchs préparatoires. Le Fury a notamment récolté une nulle de 1-1 contre les Rhinos de Rochester — les anciens rivaux de l'Impact en NASL.

«C'est incroyable à quel point (la cohésion) progresse vite. Ça va plus vite qu'on pensait, a dit Dos Santos, qui attribue ce processus accéléré au fait que lui et ses adjoints ont accordé beaucoup d'attention à la personnalité des joueurs. Je sens qu'on a de bonnes personnes dans notre vestiaire. Des fois, quand tu embauches de mauvaises personnes, ça ne fait pas avancer une entreprise. On sent qu'on a des gars intelligents, qui veulent gagner.»

Dos Santos a savouré cette occasion de bâtir une équipe d'expansion de toutes pièces. C'est ce qui l'a d'ailleurs incité à abandonner un plan de carrière qui s'annonçait prometteur au Brésil.

«Quitter le Brésil, où le foot a un statut qu'on ne verra jamais ailleurs dans le monde, ça m'a déchiré le coeur. Mais quand je suis arrivé (à Ottawa), le babillard était vierge, a-t-il souligné. C'est là le genre d'occasion qui ne passe peut-être qu'une fois dans la vie d'un entraîneur.»

Une telle occasion ne lui aurait jamais été offerte au Brésil, estime-t-il.

«Impossible. Tous les clubs brésiliens ont beaucoup d'histoire, ils ont tous des gens déjà en place.»

Dos Santos, qui sera notamment épaulé par l'entraîneur adjoint Martin Nash, l'ancien joueur de l'Impact et des Whitecaps de Vancouver, a aussi accepté de relever le défi à Ottawa pour que sa famille puisse se rapprocher du Québec. Et vivre plus sereinement, surtout.

«Il y a de bonnes choses (à diriger une équipe de foot) en Amérique du Nord, a-t-il souligné. Tu peux aller voir un match de soccer en paix, manger ton hot-dog et tout le monde est content. Au Brésil, il y a beaucoup de pression tout le temps, il peut y avoir des menaces de mort à l'endroit de ta famille. Il y a du bon et du mauvais dans chacune des deux situations.»

Dos Santos étrennera son équipe au Québec cet été à l'occasion de matchs amicaux contre des clubs de la PLSQ, le circuit semi-pro québécois. Il pourrait toutefois passer d'abord par le stade Saputo, car si le Fury remporte le tour préliminaire du Championnat canadien contre le FC Edmonton, qui commence le 23 avril, la formation d'Ottawa affronterait ensuite l'Impact.

Dos Santos, qui a remis sa démission à la direction de l'Impact après une dizaine de matchs en 2011, n'a pas voulu parler de cette perspective avant d'avoir affronté le FC Edmonton. Il a toutefois reconnu qu'une série aller-retour contre l'Impact serait intéressante à plusieurs égards.

«Ce serait le 'fun', oui», s'est-il contenté de dire... sans doute avec un léger sourire à l'autre bout du fil.

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