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Le Boeing malaisien disparu serait sur le point d'être retrouvé

09/04/2014 08:25 EDT | Actualisé 09/06/2014 05:12 EDT

PERTH, Australie - L'épave du Boeing australien disparu depuis plus d'un mois est sur le point d'être retrouvée, a affirmé mercredi le responsable australien des recherches, après qu'un navire ait détecté deux nouveaux signaux probablement émis par les boîtes noires de l'appareil.

Angus Houston a indiqué que le navire militaire australien Ocean Shield a détecté ces deux signaux mardi. Il a ensuite ajouté que l'analyse de deux sons enregistrés samedi dans le même secteur démontre qu'ils correspondent aux enregistreurs de bord d'un avion.

«Je suis maintenant confiant que nous allons trouver cet avion, ou ce qui reste de l'avion, dans un avenir rapproché, a déclaré M. Houston lors d'une conférence de presse. Mais nous ne l'avons pas encore trouvé, parce que c'est une opération très complexe.»

Les signaux détectés à 1645 kilomètres au nord-ouest de Perth sont l'indice le plus convaincant à ce jour que l'avion se trouve maintenant au fond de l'océan, là où se concentrent les recherches. M. Houston a toutefois prévenu qu'il serait prématuré de conclure que le vol MH370 a finalement été retrouvé.

«Je pense que nous fouillons dans la bonne région, mais je ne suis pas prêt à dire, ou à confirmer, quoi que ce soit, tant que quelqu'un n'aura pas mis les yeux sur l'épave», a dit M. Houston.

Les deux boîtes noires, qui contiennent aussi bien des données de vol qu'un enregistrement des conversations à l'intérieur du poste de pilotage, sont essentielles pour permettre aux enquêteurs d'éclaircir le mystère de la disparition de l'avion le 8 mars, avec 239 personnes à bord.

Elles émettent des signaux sonores pour permettre de les retrouver plus facilement, mais leurs batteries n'ont une durée de vie que d'une trentaine de jours et mardi marquait exactement le 30e jour de la disparition du Boeing 777. Une fois les batteries éteintes, les émetteurs de localisation d'urgence se taisent et il devient excessivement difficile, voire impossible, de retrouver les boîtes noires.

L'analyse des signaux détectés samedi a démontré qu'ils sont distincts, d'origine humaine et constants, ce qui permet de croire qu'ils provenaient de la boîte noire d'un avion, a dit M. Houston.

Pour venir en aide à l'Ocean Shield, la marine australienne a commencé, mercredi, à parachuter des bouées là où les signaux ont été entendus. Chaque bouée est équipée d'un microphone sous-marin (un hydrophone) suspendu à environ 300 mètres sous la surface.

M. Houston a prévenu que le temps commence à manquer, puisque les signaux détectés mardi ont duré moins de 10 minutes chacun.

«Il faut donc, comme on dit en Australie, 'faire les foins pendant qu'il fait soleil'», a-t-il expliqué.

Le capitaine Mark Matthews, de la Navy américaine, a expliqué que les signaux détectés jusqu'à présent démontrent qu'ils sont émis dans un rayon de 20 kilomètres. Il a toutefois prévenu que cela correspond à 1300 kilomètres carrés d'océan à ratisser, ce qu'il compare à essayer de retrouver un ordinateur de bureau dans une ville de la taille de Los Angeles.

Le sous-marin Bluefin 21 dont les secouristes disposent pour cartographier le fond de l'océan à la recherche de débris mettrait entre six et huit semaines à compléter la tâche.

«Ce signal provient définitivement d'un appareil fabriqué par l'homme, a dit le capitaine Matthews. Et je n'ai aucune autre explication concernant ce qu'il pourrait y avoir d'autre à cet endroit.»

M. Houston n'a pas précisé combien de temps il prévoit attendre, après la réception du dernier signal, pour déployer le Bluefin 21, mais il a indiqué que ce moment approche.

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