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Iran : accord sur le nucléaire dans une proportion de 50 à 60%, selon Téhéran

09/04/2014 04:49 EDT | Actualisé 09/06/2014 05:12 EDT

VIENNE, Autriche - L'Iran et les représentants de six puissances mondiales sont «d'accord dans une proportion de 50 à 60 pour cent» sur la structure d'une entente visant à empêcher les tentatives iraniennes de se doter d'armes nucléaires, en échange de la fin de sévères sanctions économiques, a affirmé le ministère des Affaires étrangères de l'Iran, mercredi.

S'exprimant au nom des six puissances mondiales, Catherine Ashton, chef de la politique étrangère pour l'Union européenne, semblait moins optimiste, alors que les pourparlers se trouvent à mi-chemin de l'échéancier officieux, fixé au 20 juillet. Mais elle a ajouté qu'après plusieurs rondes de négociations informelles, les deux parties sont maintenant prêtes à régler les derniers points encore en litige.

Les pourparlers ont été interrompus jusqu'au 13 mai, au moment où circulaient de sévères avertissements venant du leader suprême de l'Iran, qui a donné son soutien aux discussions mais qui a aussi accusé les États-Unis et leurs alliés de négocier de mauvaise foi, au cours des derniers mois.

Selon Mme Ashton, les points en litige sont «importants et détaillés».

Elle a ajouté «que du travail acharné sera nécessaire pour résoudre les différences» entre les deux clans. Mais Mme Ashton a laissé sous-entendre que des progrès avaient été réalisés et que les négociateurs se préparaient en vue de la prochaine ronde, afin de «combler les écarts qui empêchent la conclusion d'une entente complète».

Mohammad Javad Zarif, ministre des Affaires étrangères de l'Iran et négociateur en chef de son pays, a lu sa déclaration en farsi. Il a ensuite déclaré à des journalistes que les deux parties étaient «d'accord dans une proportion de 50 à 60 pour cent», ajoutant qu'il s'attendait à ce qu'une entente soit conclue au plus tard le 20 juillet.

Une haute responsable du gouvernement américain, qui a requis l'anonymat, a refusé de commenter l'évaluation du ministre iranien, rappelant que seulement un accord dans une proportion de 100 pour cent entre les deux parties mènerait à un accord.

Contrairement aux autres rondes de négociations, les rencontres prévues en mai se tiendront sans restriction à l'égard de l'échéancier, afin de permettre aux négociations de discuter toute la semaine, si nécessaire, pour faciliter la conclusion d'une entente.

Les puissances mondiales proposent d'éliminer les sanctions qui ont paralysé l'économie iranienne, à condition que Téhéran accepte des limites rigides et à long terme sur toute activité pouvant mener à la fabrication d'une arme nucléaire.

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