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Hydro-Québec veut étendre les compteurs intelligents à l'ensemble du Québec

09/04/2014 05:23 EDT | Actualisé 09/06/2014 05:12 EDT

Hydro-Québec a déjà installé près de 1,4 million de compteurs intelligents dans la grande région de Montréal et veut maintenant étendre son réseau de lecteur à distance à l'ensemble du territoire québécois. Une opération qui coûtera au total de 1 milliard de dollars.

Un texte de Normand Grondin Twitter Courriel

En audiences mercredi devant la Régie de l'énergie, la société d'État a fait valoir que le déploiement se passe tel que prévu, que les budgets sont respectés et que l'installation des équipements se déroule à la vitesse d'environ 5000 à 6000 nouvelles unités par jour.

Hydro-Québec précise également que seulement 5398 clients se sont prévalus de l'option de retrait du programme jusqu'ici, ce qui représente 0,4 % de la clientèle, alors qu'on croyait avoir deux fois plus de demandes durant la phase 1.

Le porte-parole d'Hydro-Québec, Patrice Lavoie, a par ailleurs confirmé que la société d'État fera bientôt une demande à la Régie pour abaisser le montant exigé des clients qui souhaitent conserver des compteurs de l'ancienne génération, qui n'émettent pas de radiofréquences.

En ce moment, un client doit défrayer 206 $, chaque année, pour le conserver, un montant jugé trop élevé pour les opposants et plusieurs organismes de défense des droits des consommateurs. Mais Hydro-Québec ne reviendra pas sur ces positions : « La Régie a jugé que ce n'est pas à l'ensemble des Québécois de payer via les tarifs d'électricité pour le choix personnel de quelques milliers d'individus qui choisissent l'option de retrait », rappelle Patrice Lavoie.

Les impacts potentiels sur la santé et l'environnement des compteurs de nouvelle génération, qui ont déjà été étudiés par la Régie avant la phase 1, ne seront pas revus durant les présentes audiences.

Malgré tout, une quinzaine d'opposants se sont regroupés, mercredi, devant les bureaux de la Régie de l'énergie, au centre-ville de Montréal, et ont fait savoir qu'ils ont soumis plus de 442 témoignages écrits à la régisseuse Louise Pelletier, chargée d'étudier la demande d'Hydro-Québec.

Selon la porte-parole des opposants, Marie-Michelle Poisson, le quart de ces témoignages proviennent de citoyens qui disent éprouver des problèmes de santé reliés aux ondes qu'émettent les appareils comme ceux-ci. Plusieurs témoignages évoquent également un problème de « harcèlement » de la part de certains employés d'Hydro-Québec qui, ignorant les refus de certains clients, insisteraient trop lourdement pour leur faire changer d'idée.

Les opposants tiendront une autre manifestation samedi prochain. Les audiences pour les phases 2 et 3 se terminent vendredi.

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