POLITIQUE

Coupes dans les services publics: les syndicats de la fonction publique sont inquiets

09/04/2014 01:50 EDT | Actualisé 09/06/2014 05:12 EDT
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QUEBEC - Le nouveau gouvernement libéral trouvera les syndicats sur son chemin s'il s'avise de sabrer dans les services publics, prévient un regroupement syndical.

Le Secrétariat intersyndical des services publics (SISP) a fait part mercredi de son «inquiétude» quant à la volonté du chef libéral Philippe Couillard d'alléger la taille de l'État.

Le SISP, qui regroupe la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), le Syndicat de la fonction publique et parapublique (SFPQ) ainsi que l'Alliance du personnel professionnel et technique de la santé (APTS), redoute de nouvelles politiques d'austérité.

Le mandat accordé au Parti libéral ne doit pas être interprété comme un mandat en faveur d'une autre réingénierie de l'État, ont affirmé les leaders syndicaux en point de presse à Québec.

Bien au contraire, pour assurer des services publics de qualité, le gouvernement du PLQ doit renoncer à réduire la taille de l'État, selon la présidente de la CSQ, Louise Chabot.

Sa collègue Lucie Martineau, présidente générale du SFPQ, suggère au gouvernement d'accroître le financement des services publics avec l'introduction d'un nouveau palier d'imposition et une nouvelle taxe sur les biens de luxe.

Les syndicats risquent d'être déçus.

Pendant la campagne électorale, le chef libéral Philippe Couillard a pris l'engagement «personnel» de réduire la bureaucratie avec des compressions de 1,3 milliard $ dans l'administration sur deux ans. Le PLQ entend mettre en place un mécanisme permanent de révision des programmes et compte abolir un demi-millier de postes sur cinq ans au ministère de l'Éducation. La suppression des directions régionales du ministère entraînerait aussi l'abolition de 120 postes.

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