POLITIQUE

Élections 2014 - Philippe Couillard réunit ses candidats et députés pour célébrer la victoire libérale

09/04/2014 04:59 EDT | Actualisé 09/06/2014 05:12 EDT
PC

QUÉBEC - L'ambiance était à la fête, mercredi, dans la famille libérale, qui se réunissait pour la première fois depuis la victoire éclatante du 7 avril.

Les 125 candidats du Parti libéral du Québec (PLQ) _ soit les 70 élus et les 55 qui ont été défaits _ s'étaient donné rendez-vous dans un hôtel du centre-ville de Québec pour célébrer l'élection du gouvernement majoritaire de Philippe Couillard, après un an et demi de purgatoire dans l'opposition.

La rencontre, à mi-chemin entre le caucus et la rencontre sociale suivie d'un cocktail, a été tenue au moment où le premier ministre élu prépare son futur conseil des ministres.

Dans les prochains jours, anxieux, les députés libéraux vont donc prendre soin de garder leur cellulaire ouvert et à portée de main, au cas où l'appel tant espéré surviendrait.

Mais tous les députés rencontrés mercredi se gardaient bien de l'avouer, s'affairant à garder un profil bas, tout en vantant les mérites de Philippe Couillard.

À son arrivée à la rencontre, M. Couillard a dit qu'il aurait l'embarras du choix en formant son cabinet, un «heureux problème».

La date de l'assermentation n'a toujours pas été fixée.

L'ex-rival de M. Couillard lors de la course au leadership, député de Châteauguay et jusqu'à récemment leader de l'opposition, Pierre Moreau, s'est dit assuré que M. Couillard allait diriger un gouvernement «à son image», donc «qui ne vise pas les attaques personnelles, qui fait en sorte qu'on aille chercher les meilleures idées là où elles se trouvent, un gouvernement d'ouverture, un gouvernement qui fera en sorte qu'on puisse avoir une meilleure collaboration».

Le député de Fabre, Gilles Ouimet, s'est dit convaincu que Philippe Couillard «sera un très grand premier ministre». Il s'attend par ailleurs à ce que son chef, dans ses nouvelles fonctions, fasse «une large place à la liberté d'expression» de ses députés.

L'ex-ministre des Affaires municipales et député de Lotbinière-Frontenac, Laurent Lessard, a dit que la victoire du 7 avril lui faisait penser à celle de 2003, quand les libéraux de Jean Charest avaient pris le pouvoir après des années dans l'opposition.

«Ça y ressemble beaucoup», selon celui qui estime avoir «un chef qui a de l'ambition pour le Québec».

Les députés libéraux se gardaient bien de faire quelque spéculation que ce soit ou d'indiquer leur préférence quant à un poste autour de la table du conseil des ministres.

Ministre dans le gouvernement de Robert Bourassa dans les années 80, le député de Brome-Missisquoi, Pierre Paradis, un proche collaborateur de M. Couillard au cours des derniers mois, a esquivé toutes les questions relatives à un possible retour au conseil des ministres, après un très long purgatoire.

Celui qu'on pressent à la tête du ministère de la Santé, le nouveau député de La Pinière, le Dr Gaétan Barrette, qui a battu la candidate indépendante Fatima Houda-Pepin, est passé en coup de vent sans vouloir dire un mot aux reporters.

Plusieurs autres ont fait de même, fuyant caméras et micros, comme la nouvelle députée d'Outremont, Hélène David.

Celui qui dirige l'équipe chargée d'assurer une transition harmonieuse entre le gouvernement Marois et celui de M. Couillard, l'ex-premier ministre Daniel Johnson, a dit que tout allait pour le mieux pour les libéraux. «La transition va très, très bien, comme le reste!», a-t-il dit.