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Rio 2016: Un haut dirigeant du CIO sonne l'alarme et blâme le gouvernement

08/04/2014 12:05 EDT | Actualisé 08/06/2014 05:12 EDT

BELEK, Turquie - Le président des fédérations internationales des sports olympiques d'été appelle à une action urgente pour résoudre les retards critiques auxquels font face les Jeux de 2016 à Rio de Janeiro et a dénoncé le gouvernement brésilien pour son inertie.

Dans une entrevue à The Associated Press, Francesco Ricci Bitti a déclaré que les préparatifs troubles de Rio ont atteint un stade critique et que le parachèvement de certaines des installations sont en danger.

L'Italien a déclaré «nous avons besoin d'actions» immédiates ou la situation deviendra «très sérieuse» et obligera certains sports à envisager un plan B pour tenir leurs compétitions.

«Ça devient très sérieux, a déclaré l'Italien. Nous avons un comité d'organisation avec des personnes bien intentionnées, mais sans pouvoir pour faire face à ce problème... Nous avons peur. Ce n'est pas un pays comme la Chine où vous pouvez demander aux gens de travailler la nuit. Au Brésil, ça ne pourrait pas se produire. Le gouvernement doit changer de vitesse.»

Ricci Bitti dirige l'Association des fédérations internationales des sports olympiques d'été, qui représente les 28 sports inscrits aux Jeux de Rio. Il est aussi à la tête de la Fédération internationale de tennis et siège au sein du comité de coordination du CIO pour les Jeux de Rio, qui a effectué sa dernière au Brésil il y a deux semaines.

«Nous pouvons faire preuve de souplesse dans l'infrastructure, mais sûrement pas dans les stades, et nous sommes en danger dans le cas de ces installations, a déclaré Ricci Bitti. Et même pour ceux qu'on ne considère pas à risque, nous ne voyons pas un sentiment d'urgence.»

Les échéanciers sont tellement serrés qu'il faudra peut-être envisager un plan de secours pour certains sports.

«Nous devons nous asseoir et commencer à considérer un plan B», a prévenu Ricci Bitti.

Les problèmes vécus à Rio ont dominé les discussions à l'assemblée générale de l'ASOIF, qui s'est tenue lors du congrès SportAccord dans la station balnéaire méditerranéenne de Belek dans le sud de la Turquie. Rio sera également en tête de l'ordre du jour des réunions du conseil exécutif du Comité international olympique, qui se réunit mercredi et jeudi.

«Nous devons agir maintenant parce que si nous attendons encore six mois, comme ça pourrait se faire à la lumière de l'inaction du gouvernement, je pense que ça va devenir très sérieux, a déclaré Ricci Bitti. Le comité d'organisation fait de son mieux, mais le gouvernement n'apporte pas assez de soutien.»

Le Brésil est également aux prises avec des retards en prévision de la Coupe du monde cet été. Alors que le pays se concentre sur la Coupe du monde, Ricci Bitti a dit craindre que les préparatifs olympiques accusent encore plus de retard.

«Nous ne pouvons pas toujours espérer qu'à la fin nous parviendrons à résoudre le problème, a-t-il dit. Cette fois, nous avons affaire au style et aux habitudes des Sud-Américains. Ils n'ont pas l'habitude de la gestion des grands événements de ce genre. Les Jeux olympiques consituent un problème très différent de la Coupe du monde. La Coupe du monde se résume à un stade, un hôtel, dans de nombreuses villes. Rio fait face à beaucoup de problèmes.»

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