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Oscar Pistorius s'effondre à la barre des témoins; le procès est suspendu

08/04/2014 09:23 EDT | Actualisé 08/06/2014 05:12 EDT

PRETORIA, Afrique du Sud - Le procès pour meurtre de l'athlète sud-africain Oscar Pistorius a été suspendu, mardi, après qu'il se soit effondré en larmes à la barre des témoins, au moment où il relatait les circonstances qui ont entouré le meurtre de sa petite amie Reeva Steenkamp l'an dernier.

«Je me suis assis à côté de Reeva et j'ai pleuré, a-t-il dit. Je ne sais pas pendant combien de temps je suis resté là.»

Pistorius a raconté qu'il a trouvé Mme Steenkamp dans la salle de bain, après avoir défoncé la porte dans laquelle il venait de tirer quatre coups de feu. Il s'est mis à pleurer et a caché son visage dans ses mains avant de quitter par une porte latérale.

D'une voix étranglée par l'émotion, Pistorius a dit que «tout a changé» quand il a cru qu'un intrus s'était introduit chez lui. Il a affirmé qu'il voulait s'interposer entre cet intrus et sa petite amie.

C'était la première fois, mardi, que Pistorius s'exprimait publiquement au sujet des événements du 14 février 2013. Il maintient depuis le début qu'il croyait avoir affaire à un cambrioleur quand il a ouvert le feu. Les procureurs prétendent plutôt qu'il a abattue Mme Steenkamp au terme d'une querelle.

Le champion paralympique est accusé de meurtre prémédité et pourrait écoper d'une peine minimum de 25 ans de prison s'il est reconnu coupable.

Son frère et sa soeur se sont rendus le réconforter quand il a commencé à pleurer. La juge Thokozile Masipa a quitté la salle d'audience, puis Pistorius a fait de même quelques minutes plus tard. Quand la juge est revenue, elle a demandé un ajournement anticipé de la session. Pistorius, qui était lui aussi de retour à ce moment, n'a pas réagi. Le procès doit reprendre mercredi.

Il avait précédemment retiré ses jambes artificielles pour illustrer dans quelle position il se trouvait au moment d'ouvrir le feu. Il a raconté s'être précipité pour s'emparer de son arme, après avoir entendu la fenêtre de la salle de bain s'ouvrir.

«Je n'étais pas certain si quelqu'un allait sortir des toilettes et m'attaquer», a-t-il dit. Il a ensuite témoigné avoir entendu un bruit à l'intérieur de la salle de bain et «avant que je m'en rende compte, j'avais tiré quatre coups dans la porte».

Pistorius s'exprimait d'une voix faible et tremblotante, et la juge lui a fréquemment demandé de parler plus fort. Il a dit avoir fouillé la chambre à coucher à la recherche de Mme Steenkamp, après avoir tiré.

«C'est à ce moment (...) que j'ai réalisé pour la première fois que c'était peut-être Reeva dans la salle de bain, a dit l'athlète, qui affirme avoir alors commencé à crier à l'aide. Je ne pense pas avoir jamais crié comme ça (...). Je criais au Seigneur de m'aider. Je criais pour Reeva.»

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