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Egypte: la santé d'un journaliste d'Al-Jazeera se détériore en prison (famille)

08/04/2014 03:40 EDT | Actualisé 08/06/2014 05:12 EDT

La famille d'un journaliste d'Al-Jazeera, Abdallah Elshamy, détenu dans une prison égyptienne depuis huit mois et jugé pour soutien présumé aux islamistes, a réclamé sa libération immédiate, invoquant la détérioration de son état de santé en raison d'une grève de la faim.

M. Elshamy, un journaliste pour la chaîne arabophone d'Al-Jazeera, a été arrêté le 14 août lorsque la police avait dispersé un rassemblement d'islamistes au Caire, tuant des centaines de personnes lors de heurts.

Dans un communiqué envoyé à l'AFP, la famille du journaliste a appelé à sa "libération immédiate et inconditionnelle après que sa santé s'est détériorée en raison d'une grève de la faim qui lui a fait perdre plus de 30 kilos".

Le journaliste de la chaîne qatarie a commencé à cesser de s'alimenter le 21 janvier pour protester contre sa détention.

"Parce que nous sommes convaincus que notre fils n'a commis aucune faute ni diffusé rien qui soit punissable par la loi, nous pensions qu'il serait relâché (...) mais les mois passent (...) et notre fils est toujours emprisonné" dans de mauvaises conditions, poursuit la famille.

Trois autres journalistes, dont le directeur du bureau d'Al-Jazeera English au Caire, l'Egypto-Canadien Mohamed Fadel Fahmy, et l'Australien Peter Greste, sont détenus depuis plus de 100 jours et jugés pour soutien présumé aux islamistes.

Depuis la destitution du président islamiste Mohamed Morsi par l'armée le 3 juillet, les nouvelles autorités ont lancé une répression sanglante contre ses partisans. Au moins 1.400 d'entre eux ont été tués et des centaines sont actuellement jugés.

L'Egypte n'a pas apprécié la couverture de la répression par Al-Jazeera qui a fait, selon elle, la part belle aux islamistes. Les autorités ont fermé l'antenne égyptienne, et depuis Le Caire et Doha sont à couteaux tirés.

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