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Des colons de Cisjordanie affrontent la police venue détruire des bâtiments

08/04/2014 04:06 EDT | Actualisé 08/06/2014 05:12 EDT

JÉRUSALEM - Des dizaines de colons juifs en Cisjordanie ont affronté les forces de sécurité israéliennes mardi, lançant des pierres et des bouteilles aux agents, dans ce qui représente l'une des plus graves confrontations avec des colons extrémistes au cours des dernières années.

Les violences ont éclaté quand un grand nombre de policiers et de paramilitaires israéliens sont arrivés tôt en matinée dans la colonie de Yitzhar, dans le nord de la Cisjordanie, pour faire appliquer une décision judiciaire ordonnant la démolition de plusieurs bâtiments. Ils ont été reçus par une foule de colons qui ont tenté de les empêcher de procéder.

Le porte-parole de la police israélienne, Micky Rosenfeld, a déclaré que la police avait dispersé les colons en ayant recours à des pistolets électriques et d'autres armes non létales.

Six policiers ont été blessés par des pierres, a indiqué M. Rosenfeld.

Le porte-parole a ajouté que les émeutiers avaient aussi saccagé une petit campement militaire situé près de la colonie. La chaîne israélienne Channel 2 TV a rapporté que de l'essence avait été lancée sur les tentes militaires, mais aucun soldat qui s'y trouvait n'a été blessé.

L'incident survient après que de présumés colons eurent à deux reprises, cette semaine, percé les pneus de véhicules militaires transportant des responsables en visite à Yitzhar, l'une des colonies les plus militantes de Cisjordanie, dont les résidants ont été plusieurs fois impliqués dans des affrontements avec des agriculteurs palestiniens.

Après le vandalisme contre les véhicules militaires, le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, avait qualifié le geste de «répréhensible» et déclaré que son gouvernement appliquerait une politique de «tolérance zéro».

Le ministre de la Défense, Moshe Yaalon, a affirmé mardi que la violence serait traitée avec «la plus haute gravité». Le premier ministre lui a demandé de prendre des mesures contre ces «hors-la-loi», selon un communiqué de son bureau.

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