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Coderre tourne la page de la charte

08/04/2014 02:12 EDT | Actualisé 07/06/2014 05:12 EDT

Le maire de Montréal, Denis Coderre, ancien député libéral fédéral, se réjouit que le nouveau gouvernement libéral soit majoritaire. Il y voit un gage de stabilité. Le maire est aussi content de passer à un autre appel à propos de la charte des valeurs.

M. Coderre, qui s'est prononcé ouvertement contre la charte du Parti québécois au cours des derniers mois, estime que ce projet a divisé la population.

Le maire dit qu'il est prêt à travailler avec le nouveau gouvernement en place. « Je constate qu'il est majoritaire et que ses propos reflètent ce que nous voulions, nous, au niveau municipal ». L'important, maintenant, c'est d'assurer les suivis et de concrétiser les projets municipaux, ajoute-t-il.

Le maire de Montréal a déjà demandé à M. Couillard que tous les projets de loi concernant Montréal qui avaient déjà été déposés sous le gouvernement de Pauline Marois puissent à nouveau être présentés à l'Assemblée nationale. Le maire fait notamment référence au projet de loi 73 sur la création du poste d'inspecteur général de la Ville de Montréal.

Une « loi de Montréal » attendue d'ici deux ans

M. Coderre attend beaucoup du nouveau gouvernement. Il espère notamment l'octroi d'une autonomie accrue grâce à un statut particulier pour la métropole. Le maire évalue qu'il est possible d'obtenir une loi à ce sujet d'ici la moitié du mandat des libéraux. Deux ans, c'est le temps qui a été nécessaire pour que Toronto se voit accordée son statut particulier, fait-il valoir.

Le maire estime qu'il fait preuve pragmatisme et flexibilité avec cette demande. « On a besoin d'un processus important parce qu'il va y avoir des transferts de pouvoir », reconnaît-il.

Au cours de la campagne, Denis Coderre a eu droit à une rencontre avec chacun des chefs des quatre principaux partis pour discuter des enjeux qui lui tiennent à coeur. Lors de sa rencontre avec le maire, Philippe Couillard s'était montré ouvert à plusieurs de ses revendications. Le chef libéral avait par exemple jugé intéressant pour Montréal l'idée que l'administration municipale puisse prendre plus de décisions sans demander la permission à Québec.

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