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Un tribunal égyptien maintient la sentence de trois activistes pro-démocratiques

07/04/2014 06:24 EDT | Actualisé 07/06/2014 05:12 EDT

LE CAIRE, Égypte - Une cour d'appel égyptienne a maintenu, lundi, le verdict de culpabilité assorti d'une peine de trois ans de prison rendu contre trois activistes politiques, un jugement qui risque de raviver l'opposition à la loi limitant le droit de manifester que les trois hommes auraient enfreinte.

Il est fort probable que cette décision aggrave aussi le conflit entre le gouvernement intérimaire de l'Égypte, qui bénéficie du soutien de l'armée, et les militants pro-démocratiques, qui sont nombreux à avoir pris part au soulèvement populaire ayant provoqué la chute de l'ancien président Hosni Moubarak en 2011.

La répression menée par les autorités égyptiennes contre les dissidents laïcs a été éclipsée par celle, beaucoup plus importante, visant les Frères musulmans et d'autres groupes islamistes. Cette situation a fait des centaines de morts et entraîné l'emprisonnement d'au moins 16 000 personnes depuis le coup d'État qui a renversé le président Mohammed Morsi le 3 juillet dernier.

Les trois activistes, Ahmed Maher, Mohammed Adel et Ahmed Douma, ont été accusés d'avoir violé une loi promulguée en novembre interdisant la tenue de manifestations et de rassemblements politiques sans l'autorisation préalable de la police.

Le verdict de lundi a été immédiatement dénoncé par les groupes internationaux de défense des droits de la personne ainsi que par le candidat à l'élection présidentielle Hamdeen Sabahi, qui a demandé au président intérimaire du pays, Adli Mansour, d'accorder son pardon aux trois condamnés.

Le jugement a aussi déclenché une tempête sur les réseaux sociaux, où plusieurs militants ont lancé des appels à un rassemblement devant le palais présidentiel au Caire.

À la fin de l'après-midi lundi, des dizaines de femmes se trouvaient devant le palais, brandissant des photos des trois activistes et réclamant leur libération.

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