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Ukraine: Berlin s'inquiète des événements dans l'est du pays

07/04/2014 07:42 EDT | Actualisé 07/06/2014 05:12 EDT

Le gouvernement allemand s'est dit inquiet lundi des violentes manifestations pro-russes dans l'est de l'Ukraine qui ont culminé lundi avec la proclamation d'une "république souveraine" à Donetsk par des manifestants.

"Les évènements récents de Donetsk et de Kharkiv sont évidemment quelque chose que nous observons tous avec beaucoup d'inquiétude au sein du gouvernement allemand", a déclaré le porte-parole, Steffen Seibert, lors d'une conférence de presse gouvernementale régulière.

"Nous devons renouveler notre appel urgent à travailler à la stabilisation de la région et de tels embrasements doivent être évités", a-t-il ajouté.

Dimanche, des manifestants favorables à un rattachement à la Russie avaient pris le contrôle des bâtiments de l'administration locale à Donetsk et Kharkiv, dans l'est russophone du pays.

A Kharkiv, les protestataires ont accepté d'évacuer les lieux, qui étaient de nouveau sous contrôle gouvernemental lundi. Mais à Donetsk, un représentant des manifestants a proclamé devant des journalistes la création d'une "république souveraine".

Selon l'agence russe Interfax, les protestataires ont décidé d'organiser un référendum sur leur souveraineté régionale avant le 11 mai.

Lors d'une conférence de presse de la direction du parti social-démocrate (SPD) à Berlin, le ministre allemand des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier, a estimé que les derniers événements montraient combien va être "difficile le travail qui reste devant nous" sur le dossier ukrainien.

"Nous devons faire en sorte de stabiliser l'Ukraine économiquement et politiquement", a souligné le ministre, avertissant que "cela ne réussira pas si le pays s'engage dans une partition politique".

La Crimée, péninsule du sud-est de l'Ukraine, a déjà voté le 16 mars son rattachement à Moscou, à la suite d'un référendum controversé, qui a entraîné l'annonce de sanctions de la part des États-Unis et de l'Union européenne.

Le gouvernement allemand s'est dit déçu lundi de ne voir toujours aucun signe concret de retrait des troupes russes stationnées près de la frontière ukrainienne, contrairement aux engagements pris par Moscou il y a plusieurs jours.

"Après le dernier entretien téléphonique (de la chancelière Angela Merkel) avec le Président Poutine, nous avions, conformément à la réalité, annoncé publiquement qu'il s'était engagé à un retrait partiel (des troupes). Mais au cours des dernières semaines, et aujourd'hui, nous devons constater que cela n'a pas encore été appliqué de façon vérifiable", a déploré M. Seibert, jugeant cela "décevant".

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