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Taïwan : les occupants du Parlement prêts à s'en aller jeudi (leader étudiant)

07/04/2014 11:15 EDT | Actualisé 07/06/2014 05:12 EDT

Les manifestants, qui occupent le Parlement de Taïwan depuis trois semaines en signe de protestation contre un accord de libre-échange avec la Chine dans le domaine des services, ont annoncé lundi qu'ils quitteraient les lieux jeudi.

"Nous partirons du Parlement jeudi à partir de 18H00. Nous invitons également tous nos amis à nous retrouver à la sortie" du bâtiment, a déclaré le leader étudiant Chen Wei-ting pendant une conférence de presse télévisée.

Il a toutefois assuré que les contestataires, en majorité de jeunes étudiants, continueraient à faire pression sur le gouvernement jusqu'à ce que leurs objectifs soient atteints.

Installés à l'intérieur du Parlement depuis le 18 mars, ils veulent qu'un accord commercial avec la Chine sur les services soit bloqué jusqu'à ce que soit adoptée une loi permettant de contrôler la mise en oeuvre de tels traités conclus avec Pékin.

L'annonce de leur décision de quitter les lieux jeudi est intervenue après que le président du Parlement Wang Jin-pyng, membre du Kuomintang, le parti au pouvoir, a été dimanche à leur rencontre.

Il s'est à cette occasion engagé à ne pas présider de nouveaux débats sur l'accord concernant les services, tant que n'aurait pas été votée la loi que les contestataires réclament, ce que les manifestants ont qualifié de geste de "bonne volonté".

Ce traité avec la Chine, premier partenaire commercial de l'île, découle de l'accord-cadre sino-taïwanais de coopération économique signé en 2010. Il a franchi un premier obstacle législatif en étant validé à la mi-mars en commission. Il prévoit l'ouverture aux entreprises taïwanaises de 80 secteurs des services en Chine, et de 64 secteurs taïwanais aux sociétés chinoises.

Pour ses détracteurs, le texte va porter atteinte à l'économie de Taïwan et la rendre vulnérable aux pressions politiques de Pékin, des allégations rejetées par le président Ma Ying-jeou, qui a averti que s'il n'était pas ratifié, cela compromettrait les efforts de Taïwan en vue de conclure de nouveaux accords commerciaux.

Depuis la fin de la guerre civile en 1949, qui a accouché de la "République de Chine" et de la "République populaire de Chine", Pékin et Taipei revendiquent séparément leur pleine souveraineté sur la Chine.

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