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Les plus importantes élections du monde s'ébranlent en Inde

07/04/2014 10:25 EDT | Actualisé 07/06/2014 05:12 EDT

GAUHATI, Inde - Les plus grandes élections démocratiques de la planète se sont ébranlées lundi, en Inde, quand les électeurs du nord-est du pays se sont rendus voter alors que les partis d'opposition sont sur une lancée après avoir promis de stimuler la croissance économique.

Avec 814 millions d'électeurs admissibles, et en raison de sa taille immense, l'Inde votera en plusieurs étapes au cours des cinq prochaines semaines. Les électeurs doivent choisir les 543 membres du Parlement.

Les résultats des votes exprimés dans 935 000 bureaux de scrutin sont attendus le 16 mai. Le parti d'opposition Bharatiya Janata (BJP) et son candidat au poste de premier ministre, Narendra Modi, semblent constituer la menace la plus importante au parti du Congrès actuellement au pouvoir.

Le BJP devrait bien faire, sans toutefois obtenir une majorité de 272 sièges au Parlement, ce qui signifie qu'un gouvernement de coalition sera probablement nécessaire.

Les sondages laissent entendre que le Congrès pourrait prendre toute une râclée dans la foulée de scandales de corruption et du ralentissement économique des dernières années. M. Modi, du BJP, est tenu pour responsable de la solide croissance économique de l'État du Gujarat, qu'il dirige depuis 11 ans.

L'élection marquera aussi un point tournant pour la dynastie familiale qui gouverne l'Inde presque sans interruption depuis son indépendance. La famille Nehru-Gandhi est confrontée à son plus important défi politique en plus de dix ans, avec Rahul Gandhi, qui est âgé de 43 ans, à la tête du parti du Congrès.

Si M. Gandhi a été présenté aux électeurs comme un leader jeune, capable de relancer l'économie, plusieurs voient en lui un homme privilégié et hautain qui ne comprend rien aux besoins du peuple.

Les détracteurs de M. Modi, un nationaliste hindou, lui reprochent de ne s'être jamais excusé pour les violences communautaires qui ont fait plus de 1000 morts dans son État en 2002. On l'accuse d'avoir peu fait pour empêcher la minorité musulmane d'être victimisée.

Le taux de participation s'établissait à environ 74 pour cent en fin de journée lundi.

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