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Les dirigeants du CIO se rencontrent et dirigent leur attention vers Rio

07/04/2014 09:47 EDT | Actualisé 07/06/2014 05:12 EDT

Avec les Jeux olympiques de Sotchi dans leur rétroviseur, les dirigeants du Comité international olympique vont se réunir cette semaine en Turquie alors que les inquiétudes concernant les préparatifs en vue des Jeux de Rio de Janeiro en 2016 continuent de se multiplier.

Six semaines après la clôture des Jeux d'hiver en Russie, le comité exécutif du CIO doit se réunir dans la station balnéaire de Belek sur les rives de la Méditerranée afin de discuter de plusieurs sujets. Le plus important à l'ordre du jour sera les nombreux retards dans la construction des installations en prévision des Jeux de Rio.

Le président du CIO, Thomas Bach, recevra son équipe mercredi pour deux jours de réunions dans le cadre de la convention SportAccord, une convention annuelle qui regroupe les différentes associations sportives internationales. L'Association des fédérations internationales olympiques des sports d'été, dont les dirigeants sont très inquiets des délais de construction à Rio, sera aussi présente à Belek.

Bach a dit à plusieurs reprises que Rio «n'avait pas un jour à perdre» afin d'être prête pour les premiers Olympiques de l'Amérique du Sud. Le Brésil doit aussi accueillir la Coupe du monde de soccer cet été, un événement dont la tenue est aussi menacée en raison des délais de construction.

La commission de coordination du CIO a visité Rio le mois dernier et a déclaré que les organisateurs des Jeux de Rio faisaient face à un «échéancier serré» et a incité les organisateurs et les dirigeants gouvernementaux d'accélérer le processus.

Les dirigeants du CIO ont mentionné que la situation rappelait un peu celle de 2004 avant les Jeux d'Athènes, quand les délais ont été si importants que le président du CIO de l'époque, Juan Antonio Samaranch, avait réprimandé les organisateurs avec un «carton jaune». Le CIO n'a pas encore lancé un tel avertissement pour les Jeux de Rio, mais la pression continue d'augmenter.

Les échéances sont si serrées que certaines associations sportives craignent que leurs installations ne pourront être complétées à temps.

Lors de la dernière semaine, la présidente de la société olympique municipale de Rio de Janeiro a démissionné, plus de 2000 travailleurs en construction ont déclenché une grève et des soldats brésiliens se sont rendus dans les taudis de Rio afin de tenter d'augmenter la sécurité en vue de la Coupe du monde.

Le CIO est particulièrement inquiet du fait que les travaux n'ont pas débuté dans la région de Deodoro, une région dans le nord de Rio où on devrait retrouver le deuxième plus gros regroupement d'installations olympiques.

La construction du terrain olympique de golf est aussi en retard. Le président de la Fédération internationale de golf, Peter Dawson, a déclaré la semaine dernière qu'un tournoi préparatoire prévu l'an prochain pourrait être annulé.

La pollution de l'eau dans la baie de Guanabara remet aussi en question la construction des installations olympiques pour les épreuves de voile.

La majorité des délais sont provoqués en raison des disputes entre les trois niveaux de gouvernement au Brésil, qui tentent de déterminer qui doit payer quoi.

Une importante rencontre sur les dépenses olympiques, à laquelle auraient participé des représentants de la présidente brésilienne Dilma Rousseff, n'a pas eu lieu comme prévu le mois dernier. Elle pourrait finalement avoir lieu cette semaine.

Le président du comité organisateur des Jeux de Rio, Carlos Nuzman, et le directeur général, Sidney Levy, devaient se rendre en Turquie cette semaine pour la réunion du CIO, mais ils pourraient finalement rester au Brésil pour leur propre réunion et faire état de la situation au CIO lors d'une vidéoconférence.

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