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Le tireur de Fort Hood a présenté une demande de congé avant la fusillade

07/04/2014 05:39 EDT | Actualisé 07/06/2014 05:12 EDT

FORT HOOD, États-Unis - La fusillade qui a fait trois morts et 16 blessés à Fort Hood la semaine dernière est liée à une demande de congé présentée par le tireur à la direction de la base militaire texane, ont révélé les enquêteurs, lundi.

En conférence de presse, le porte-parole de l'armée américaine, Chris Grey, n'a pas précisé si la requête d'Ivan Lopez avait été acceptée. Les autorités avaient plus tôt affirmé que l'homme de 34 ans s'était querellé avec d'autres soldats avant d'ouvrir le feu.

M. Grey a indiqué qu'au cours de l'incident de huit minutes, Lopez avait tiré 35 coups en conduisant d'un bâtiment à un autre sur l'immense base militaire. Les trois personnes décédées ont été tuées à trois endroits différents.

Selon le porte-parole, le massacre a pris fin lorsque Ivan Lopez est sorti de sa voiture et a été confronté par une policière militaire, qui a ouvert le feu sans toutefois l'atteindre. Le tireur a alors retourné son arme contre lui et s'est enlevé la vie.

Chris Grey a révélé que Lopez avait tué un soldat et blessé 10 autres militaires dans le premier édifice et que l'une des victimes faisait partie des gens avec qui il s'était disputé quelques instants plus tôt.

Le chauffeur de camion s'est ensuite rendu au parc de matériel où il travaillait et a tué une personne, a poursuivi M. Grey. Il est finalement entré dans un bâtiment médical et a abattu le soldat derrière le bureau de réception.

Les autorités ont annoncé que 11 des 16 blessés avaient repris le service.

Dans une autre attaque survenue à Fort Hood en 2009, 13 personnes avaient été tuées par le psychiatre Nidal Hisan, qui avait plus tard expliqué son geste en disant qu'il était fâché d'être déployé en Afghanistan et qu'il voulait protéger les leaders talibans des soldats américains.

Ivan Lopez a fait un bref séjour en Irak en 2011 et a raconté au personnel médical qu'il avait subi un traumatisme cérébral. La direction de la base a révélé que l'homme était traité pour dépression et anxiété, en plus de faire l'objet d'une évaluation pour l'état de stress post-traumatique.

La direction a cependant ajouté que le tireur n'avait été témoin d'aucun combat en sol irakien, qu'il ne semblait pas poser de risque pour les autres ou lui-même et qu'il n'avait apparemment pas de liens avec des groupes terroristes.

Le président Barack Obama doit assister à un service commémoratif qui aura lieu à Fort Hood mercredi.

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