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Le CIO de plus en plus nerveux

07/04/2014 10:40 EDT | Actualisé 07/06/2014 05:12 EDT

La réunion de travail du comité exécutif du CIO sera consacrée aux retards qui se multiplient à Rio dans la préparation des Jeux de 2016.

Six semaines après la clôture des Jeux d'hiver en Russie, le Comité international olympique se réunit en Turquie, à Belek, sur les rives de la Méditerranée. Il se penchera sur les nombreux retards dans la construction des installations en prévision des Jeux de Rio.

Le président du CIO, Thomas Bach, recevra son équipe mercredi pour deux jours de réunions dans le cadre de la convention SportAccord, une rencontre annuelle qui regroupe les différentes associations sportives internationales.

Les dirigeants de l'Association des fédérations internationales olympiques des sports d'été participeront aux discussions, car ils se disent inquiets des délais de construction à Rio.

Thomas Bach a dit à plusieurs reprises que le Brésil « n'avait pas un jour à perdre » afin d'être prêt pour les premiers Jeux olympiques à être organisés en Amérique du Sud.

Le comité de surveillance du CIO a visité Rio en mars et a admis que les organisateurs faisaient face à un « échéancier serré » et a incité organisateurs et dirigeants gouvernementaux à accélérer le processus.

Le CIO a mentionné que la situation rappelait un peu celle de 2004 avant les Jeux d'Athènes. Les délais y avaient été si importants que le président du CIO de l'époque, Juan Antonio Samaranch, avait réprimandé les organisateurs avec un « carton jaune ».

Le CIO n'a pas encore lancé un tel avertissement pour les Jeux de Rio, mais les échéances sont si serrées que certaines associations sportives craignent que leurs installations ne soient pas complétées à temps.

Lors de la dernière semaine, la présidente de la société olympique municipale de Rio de Janeiro a démissionné, plus de 2000 travailleurs en construction ont déclenché une grève et des soldats brésiliens se sont rendus dans les taudis de Rio afin de tenter d'augmenter la sécurité en vue de la Coupe du monde.

Le CIO est particulièrement inquiet du fait que les travaux n'ont pas débuté dans le secteur de Deodoro, une région dans le nord de Rio qui accueillera le deuxième plus gros regroupement d'installations olympiques.

La construction du terrain olympique de golf est aussi en retard. Le président de la Fédération internationale de golf, Peter Dawson, a expliqué récemment qu'un tournoi préparatoire prévu en 2015 pourrait être annulé.

La pollution de l'eau dans la baie de Guanabara remet aussi en question la construction des installations olympiques pour les épreuves de voile.

Qui paie quoi 

La majorité des délais sont provoqués par des chicanes entre les trois niveaux de gouvernement au Brésil, qui tentent de déterminer qui doit payer quoi.

Une rencontre sur les dépenses olympiques, prévue en mars et à laquelle doivent participer des représentants de la présidente brésilienne Dilma Rousseff, n'a pas eu lieu comme prévu. Elle pourrait finalement se tenir cette semaine.

Le président du comité organisateur des Jeux de Rio, Carlos Nuzman, et le directeur général, Sidney Levy, devaient se rendre en Turquie cette semaine pour la réunion du CIO, mais ils pourraient finalement rester au Brésil pour tenir leur propre réunion et faire état de la situation au CIO dans une vidéoconférence.

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