NOUVELLES

La Grèce "n'est pas pressée" de retourner sur les marchés (Stournaras)

07/04/2014 09:35 EDT | Actualisé 07/06/2014 05:12 EDT

La Grèce va retourner sur les marchés d'ici l'été mais "rien ne presse" de le faire cette semaine comme le laissent entendre des médias ces derniers jours, a indiqué lundi le ministre des Finances.

"Rien ne presse. D'ailleurs on n'a pas besoin d'argent (dans l'immédiat), notre retour dépendra des conditions et ce sera fait d'ici l'été", a indiqué Yannis Stournaras lors d'un entretien à la radio To Vima.

Privée des marchés d'emprunt à long terme depuis quatre ans, la Grèce "va commencer à tester son retour", a dit le ministre.

Certains médias ont prédit que l'émission d'une obligation à long terme, de trois à cinq ans, une première depuis l'éclosion de la crise de la dette, allait intervenir avant la visite de la chancelière allemande Angela Merkel, prévue vendredi.

Le quotidien grec Ta Nea (progouvernemental), le plus gros tirage, titrait lundi "Retour sur les marchés et louanges d'Angela Merkel".

Et le quotidien financier Naftemporiki: "+Momentum+ positif pour l'étranger, la sortie imminente sur les marchés".

Selon Naftemporiki, le gouvernement voudrait renverser le "climat lourd" sur la scène politique lié à la démission la semaine dernière de Panayiotis Baltakos, secrétaire général du gouvernement et bras droit du Premier ministre Antonis Samaras, mis en cause pour des liens supposés avec le parti néonazi Aube dorée.

Mais le ministère a rejeté ces allégations en soulignant dans un communiqué que les articles de la presse "ne correspondaient pas à la réalité".

De son côté, l'organisme de la dette publique (PDMA) s'est abstenu de tout commentaire.

M. Stournaras avait indiqué la semaine dernière qu'une "petite émission de trois à cinq ans" aura lieu d'ici le mois de juin pour tenter de lever entre 1,5 et 2 milliards d'euros.

Le taux d'emprunt de la dette grecque à 10 ans, actuellement à un peu plus de 6%, a enregistré ces derniers jours son plus bas niveau depuis 2010 et le recours de la Grèce au mécanisme de sauvetage de l'UE et du FMI pour des prêts d'environ 240 milliards d'euros.

jph/hec/smk/fw

PLUS:hp