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La France "s'associe au peuple rwandais" pour rendre hommage aux victimes du génocide (présidence française)

07/04/2014 09:56 EDT | Actualisé 07/06/2014 05:12 EDT

La France "s'associe au peuple rwandais pour honorer la mémoire de toutes les victimes du génocide", a déclaré lundi la présidence française dans un communiqué, au moment même où le président rwandais Paul Kagame mettait en cause le rôle de Paris dans ce génocide.

"Nous avons le devoir de tout mettre en oeuvre pour qu'un tel drame ne se reproduise plus", souligne le texte de l'Elysée, alors qu'ont lieu au Rwanda les commémorations du 20e anniversaire du génocide de 1994 en l'absence de tout représentant français.

Le communiqué est signé de la présidence française et non du président François Hollande. Il ne fait pas mention de la polémique en cours entre Paris et Kigali.

"La prévention des génocides est devenue un élément central de l'action extérieure de la France", poursuit le texte de l'Elysée. "Elle inspire à la fois nos interventions en Afrique, et notre action au Conseil de sécurité des Nations Unies pour limiter l'usage du droit de veto en cas de crimes de masse", souligne encore le texte.

L'ambassadeur de France à Kigali, Michel Flesch, s'est vu retirer dimanche soir l'accréditation du gouvernement rwandais lui permettant d'assister aux cérémonies officielles ce lundi commémorant le génocide de 1994.

Samedi, Paris avait annulé la participation de sa ministre de la Justice Christiane Taubira aux cérémonies, après des accusations portées par M. Kagame contre la France, réduisant ainsi sa présence à celle de son ambassadeur sur place.

Lors du retrait de l'accréditation de ce diplomate à la cérémonie présidée par Paul Kagame, Kigali avait précisé qu'il ne pourrait pas non plus se rendre au mémorial de Gisozi, dans la capitale rwandaise, pour y déposer une gerbe.

Le président rwandais s'en est à nouveau pris lundi, de façon à peine voilée, à la France sur son rôle toujours controversé durant les massacres, devant 30.000 personnes rassemblées au stade Amaharo de Kigali lors de la cérémonie officielle .

"Aucun pays n'est assez puissant - même s'il pense l'être - pour changer les faits", a-t-il déclaré en anglais avant de lancer, en français, "après tout les faits sont têtus", déclenchant les acclamations de la foule.

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