NOUVELLES

Crues printanières : des rivières sous surveillance

07/04/2014 06:47 EDT | Actualisé 07/06/2014 05:12 EDT

Le temps doux et les pluies abondantes prévus au cours des prochaines heures font craindre des inondations dans certaines régions du Québec, dont Chaudière-Appalaches.

La Sécurité civile suit de près les mouvements des cours d'eau tributaires de la rivière Chaudière, en particulier les rivières Beaurivage, de la Famine et Sartigan.

« Il risque d'y avoir des mouvements de glace et des risques d'embâcle que l'on peut qualifier de moyens pour les prochaines 48 heures », affirme France-Sylvie Loisel, directrice de la sécurité civile pour la région de la Capitale-Nationale.

Environnement Canada prévoit environ 20 mm de pluie sur la région d'ici mardi soir.

Les experts anticipent par ailleurs d'importants embâcles cette année, en raison de l'hiver froid et de l'accumulation de glace sur les cours d'eau. Ainsi, le risque d'inondation est accru le long de plusieurs rivières de la grande région de Québec.

Un satellite d'imagerie radar canadien, le Radarsat-2, surveille et analyse la condition des rivières à risque. Les ondes radars fournissent aux autorités des informations cruciales sur les cours d'eau, dont l'épaisseur de leur couvert de glace, ainsi que leur densité et leur morphologie.

« On partage ces informations-là avec les municipalités pour qu'elles effectuent les travaux nécessaires pour affaiblir les couverts de glace », explique France-Sylvie Loisel.

Des impacts de Lac-Mégantic

Ce sont les premières crues printanières depuis la tragédie de Lac-Mégantic, qui a provoqué un déversement de pétrole dans la rivière Chaudière. Même si les berges ont été nettoyées, une contamination subsiste dans les sédiments. De fortes précipitations pourraient avoir comme impact de remettre des hydrocarbures en suspension.

« On ne sait pas trop ce qui pourrait survenir », reconnaît Mme Loisel.

Lévis a déjà annoncé à ses citoyens qu'ils pourraient devoir réduire de nouveau leur consommation d'eau potable.

Le Centre des opérations gouvernementales a mis sur pied un système d'alerte. Les villes qui puisent leur eau dans la rivière Chaudière testent aussi la qualité de leur eau potable.

PLUS:rc