NOUVELLES

Arrivée du président irlandais à Londres pour une visite d'Etat inédite

07/04/2014 04:12 EDT | Actualisé 07/06/2014 05:12 EDT

Le président irlandais Michael D. Higgins est arrivé lundi à Londres à la veille du début officiel de sa visite d'Etat de quatre jours à Londres, une première pour un chef d'Etat de ce pays.

Cet événement intervient trois ans après la visite historique de la reine Elizabeth II en république d'Irlande, qui avait parachevé la normalisation des relations entre les deux pays.

M. Higgins, 72 ans, un poète et ancien ministre de la Culture, a été accueilli lundi à l'aéroport d'Heathrow par un représentant de la reine.

Sa visite d'Etat, prévue jusqu'à vendredi, doit officiellement commencer mardi. Il s'adressera dans l'après-midi aux deux chambres du Parlement de Westminster et assistera ensuite à un dîner au château de Windsor organisé par la reine, en présence notamment de l'ancien responsable de l'IRA, Martin McGuinness.

L'invitation lancée à ce catholique âgé de 63 ans, qui a combattu la domination britannique pendant les 30 ans de "Troubles" en Irlande du Nord, est hautement symbolique.

Aujourd'hui vice-Premier ministre nord-irlandais, et ancien négociateur pendant le processus de paix dans cette province, Martin McGuinness avait déjà rencontré la reine une première fois à Belfast en juin 2012 et lui avait serré la main dans un geste historique.

La reine avait elle-même fait en 2011 une visite historique en Irlande, la première d'un souverain britannique depuis l'accession de ce pays à l'indépendance en 1922.

"Nous sommes à un moment très intéressant de l'histoire où nos pays entretiennent, à la suite de la visite de Sa Majesté en Irlande, de très bonnes relations", a déclaré Michael D. Higgins avant de quitter l'Irlande.

"Il y a beaucoup de souvenirs très pénibles", a-t-il toutefois reconnu, en estimant qu'il ne s'agissait pas "de faire table rase du passé". "Je pense que Sa Majesté, en venant en Irlande et en évoquant les problèmes de relations entre nos deux pays, a eu l'attitude qu'il fallait", a-t-il dit.

rjm-alm/sym

PLUS:hp