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Un troisième mandat pour le premier ministre hongrois Viktor Orbán

06/04/2014 06:41 EDT | Actualisé 06/06/2014 05:12 EDT

BUDAPEST, Hongrie - La Fidesz-Union civique hongroise du premier ministre sortant Viktor Orbán a remporté les élections de 2014, dimanche, et s'est assurée de justesse une nouvelle majorité de deux-tiers des sièges au parlement, bien que les gains de la droite avaient de quoi lui causer des inquiétudes.

Il s'agira du troisième mandat de M. Orbán.

Après le dépouillement de 98 pour cent des bureaux de scrutin, tard dimanche soir, le bureau national des élections annonçait que la Fidesz s'était assuré 133 sièges sur une possibilité de 199.

Le parti populiste de droite et son allié, le Parti populaire démocrate-chrétien, ont obtenu 44,5 pour cent des voix, ce qui leur donne 37 sièges ainsi que 96 des 106 circonscriptions électorales.

Une coalition de groupes de gauche devrait faire élire 38 députés, tandis que le parti Jobbik, une formation d'extrême-droite, en comptera probablement 23.

Un petit parti environnementaliste a obtenu 5,3 pour cent d'appuis et fait élire cinq députés.

«Tous les doutes et l'incertitude se sont envolés. Nous avons gagné, a déclaré M. Orbán devant une foule en liesse rassemblée près du Danube.

«La Hongrie est encore une place où il vaut la peine de vivre, travailler et fonder une famille.»

Le parti Jobbik a reçu 20,7 pour cent des voix, une amélioration de quatre points de pourcentage par rapport aux 16,7 pour cent de 2010.

Malgré ces gains, le chef du parti de la droite radicale, Gabor Vona, a affirmé que ses supporters et lui étaient «profondément désillusionnés» par les résultats.

«Nous avons déjoué les prévisions des sondeurs, mais nous n'avons pas été capables d'atteindre notre objectif» de gagner les élections, a-t-il observé.

Les gains du parti Jobbik ont rapidement été dénoncés par des chefs juifs.

«Les gains faits par Jobbik, un parti politique qui ne se cache pas d'être néo-Nazi, devraient servir d'alarme pour toute l'Europe. Il s'agit réellement d'un jour sombre pour l'Europe», a affirmé Moshe Kantor, le président du Congrès juif européen.

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