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Travailleurs temporaires étrangers : un restaurant de Victoria est sous enquête

06/04/2014 11:30 EDT | Actualisé 06/06/2014 05:12 EDT

OTTAWA - Le gouvernement fédéral mène une enquête sur une possible transgression du Programme des travailleurs étrangers temporaires, qui a entaché l'image du Parti conservateur à cause d'une série d'abus

Dans un communiqué de presse publié dimanche, le ministre de l'Emploi, Jason Kenney, a confirmé que le gouvernement se penchait sur des allégations selon lesquelles le propriétaire d'une franchise McDonald's de Victoria n'aurait pas respecté les règles du programme.

M. Kenney a notamment mentionné qu'il avait des motifs raisonnables de croire que l'employeur en question a fourni à Emploi et Développement social Canada des renseignements faux, trompeurs ou erronés.

Le communiqué n'a pas identifié la franchise et contenait peu de détails additionnels, mais selon une source gouvernementale, les allégations font état de l'embauche de travailleurs étrangers au lieu de Canadiens.

La source ne pouvait dire combien de travailleurs étaient impliqués, mais il a indiqué que le propriétaire de la franchise opérait trois restaurants et que chacun d'entre eux était visé par l'enquête.

Des inspecteurs du ministère ont procédé à une inspection de l'emplacement à Victoria, a également fait savoir M. Kenney, et le ministre a suspendu tous les avis relatifs au marché du travail et les permis de travail en traitement pour cette franchise, en attendant les résultats de l'enquête.

«Si l'enquête permet de déterminer que le propriétaire de cette franchise a enfreint les règles du Programme des travailleurs étrangers temporaires, je révoquerai de façon permanente leurs avis relatifs au marché du travail et empêcherai cet employeur d'embaucher des travailleurs étrangers temporaires», a également annoncé M. Kenney.

Des responsables de McDonald's ont fait savoir que l'entreprise avait lancé sa propre enquête, et qu'elle mettrait de l'avant les recommandations du gouvernement.

Le programme avait été durement éprouvé au printemps 2013 lorsque la Banque royale avait accordé en sous-traitance son soutien technologique, ce qui s'était soldé par des mises à pied de travailleurs canadiens alors que le sous-traitant faisait venir des travailleurs étrangers.

Ottawa a plus tard abandonné l'un des aspects les plus controversés du programme, qui aurait permis aux employeurs de payer les travailleurs étrangers temporaires jusqu'à 15 pour cent de moins que la moyenne des salaires payés pour ce poste.

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