NOUVELLES

Religieux enlevés au Cameroun : les forces de sécurité ratissent le terrain

06/04/2014 10:46 EDT | Actualisé 06/06/2014 05:12 EDT

Dimanche, les forces de sécurité camerounaises ratissent la région où la religieuse Gilberte Bussières a été enlevée par des hommes armés samedi dans le nord du pays.

« Nous sommes partout. Depuis l'enlèvement, nous sommes sur le terrain », a déclaré le gouverneur de cette région, Awa Fonka Augustine.

Les autorités ne savent pas si les ravisseurs de Mme Bussières et des deux prêtres italiens sont toujours au Cameroun ou s'ils ont traversé la frontière avec le Nigeria. C'est pourquoi toutes les sorties du pays sont sous haute surveillance. Le ministre camerounais de la Défense, Edgard Alain Mebe Ngo'o coordonne les recherches.

Les enlèvements n'ont pas encore été revendiqués, mais les forces de sécurité camerounaises croient que les islamistes armés nigérians de Boko Haram auraient orchestré l'enlèvement. En 2013, ce groupe avait enlevé le prêtre français, Georges Vandenbeusch, et la famille Moulin-Fournier, avant de les relâcher.

Le père Henri Djonyang, vicaire de la paroisse de Maroua-Mokolo, dit ne pas avoir eu de nouvelles des trois religieux. « Nous sommes en route pour Tchéré où nous allons faire une messe pour réconforter les populations. Tout est entre les mains de Dieu. Nous prions et espérons qu'ils seront libérés », a-t-il souhaité.

Originaire d'Asbestos, Gilberte Bussières relevait de la congrégation Notre-Dame. La religieuse de 74 ans travaille en Afrique depuis 1979 et a dirigé l'école de Douvangar, au Cameroun. Elle collaborait toujours avec l'école en tant que conseillère. Elle était revenue au Canada l'an passé pour des raisons de santé avant de retourner au Cameroun.

Les deux prêtres sont Giampaolo Marta et Gianantonio Allegri et provenaient du diocèse de Vicenza, dans le nord de l'Italie.

PLUS:rc