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Religieux enlevés au Cameroun: les forces de sécurité ratissent le terrain

06/04/2014 05:39 EDT | Actualisé 06/06/2014 05:12 EDT

Les forces de sécurité camerounaises ratissaient dimanche la région où deux prêtres italiens et une religieuse canadienne ont été enlevés dans la nuit de vendredi à samedi par les hommes armés, dans l'extrême nord du pays, a-t-on appris de source officielle.

"Nous sommes partout. Depuis l'enlèvement, nous sommes sur le terrain", a déclaré à l'AFP le gouverneur de cette région, Awa Fonka Augustine, sans autre précision.

Depuis samedi, le ministre camerounais de la Défense, Edgard Alain Mebe Ngo'o se trouve dans la région pour coordonner les recherches.

"Toutes les sorties du pays (dans l'extrême-nord, frontalière du Nigeria) ont été quadrillées peu après l'enlèvement", a indiqué de son côté sous couvert d'anonymat un responsable sécuritaire.

Il n'était pas possible de savoir si les otages et leurs ravisseurs se trouvaient encore au Cameroun ou au Nigeria voisin.

Les enlèvements n'avaient pas été revendiqués dimanche, mais les forces de sécurité camerounaises les attribuent aux islamistes armés nigérians de Boko Haram.

Dans la nuit de vendredi à samedi, deux prêtres italiens et une soeur canadienne ont été enlevés par des hommes armés dans leur paroisse de Tchéré, à 20 km environ de Maroua (800 km au nord de Yaoundé, la capitale de la région de l'extrême-nord).

"Nous n'avons pas de leurs nouvelles", a affirmé de son côté le père Henri Djonyang, vicaire de la paroisse de Maroua-Mokolo, dont dépendent les trois religieux. "Nous sommes en route pour Tchéré où nous allons faire une messe pour réconforter les populations. Tout est entre les mains de Dieu. Nous prions et espérons qu'ils seront libérés", a-t-il souhaité.

Boko Haram avait déjà revendiqué les enlèvements en 2013 dans cette même région, réputée dangereuse, du prêtre français Georges Vandenbeusch et de la famille Moulin-Fournier, qui avaient ensuite été relâchés.

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