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MH370 : des navires tentent de vérifier les signaux sonores détectés

06/04/2014 03:17 EDT | Actualisé 06/06/2014 05:12 EDT
Pool via Getty Images
IN FLIGHT - MARCH 29: An object floats in the southern Indian Ocean in this picture taken from a Royal New Zealand Air Force P-3K2 Orion aircraft searching for missing Malaysian Airlines flight MH370 on March 29, 2014 over the southern Indian Ocean. Chinese ships trawled a new area in the Indian Ocean for a missing Malaysian passenger jet on Saturday, as the search for Flight MH370 entered its fourth week amid a series of false dawns over sightings of debris. The Malaysian airliner disappeared on March 8 with 239 passengers and crew on board and is suspected to have crashed into the southern Indian Ocean. (Photo by Jason Reed-Pool/Getty Images)

Plusieurs navires chinois et australiens, participant aux recherches du Boeing 777 de la Malaysia Airlines, ont détecté un signal sonore dans plusieurs endroits de l'océan Indien et tentent de vérifier s'ils proviennent des boîtes noires du vol MH370 disparu le 8 mars.

Les services de secours australiens ont indiqué dimanche qu'un navire de patrouille chinois, le Haixun 01, avait capté un signal à deux reprises au cours des derniers jours au large des côtes de Perth où l'appareil malaisien aurait pu s'abîmer.

Plusieurs avions et bateaux ont été envoyés sur place et le navire australien Ocean Shield a lui aussi intercepté un « événement acoustique » à environ 300 milles nautiques.

Le Ocean Shield est équipé de matériels sophistiqués de la marine américaine capables de détecter les signaux transmis par les boîtes noires d'un avion.

« Nous traitons chaque élément sérieusement. Nous devons nous assurer que cela n'a pas de lien avec le vol MH370 avant de quitter une des zones (de recherches) », a dit Angus Houston, responsable de l'agence australienne qui coordonne les opérations.

Selon l'agence de presse Chine nouvelle, le détecteur qui équipe le navire Haixun 01 a capté à environ 25 degrés de latitude sud et 101 degrés de longitude un signal sur une fréquence de 37,5 kHz, la même que celle des boîtes noires.

Aucun lien confirmé

Les autorités australiennes et l'agence chinoise admettent toutefois qu'il n'existe pour l'instant aucun lien certain avec le Boeing de la Malaysia Airlines.

Pour Anish Patel, président de Dunkane Seacom, la firme de Floride qui a fabriqué l'appareil de détection des boîtes noires, la fréquence de 37,5 kHz est très spécifique. « On ne la trouve pas dans le bruit de fond de l'océan, provenant par exemple des baleines ou d'autres mammifères marins », a-t-il expliqué.

« Les caractéristiques relevées correspondent aux boîtes noires », estime également Angus Houston. « Cependant, il n'y a pour l'heure aucune confirmation qu'il y ait un lien entre le signal et les objets, d'une part, et l'avion disparu », ajoute-t-il.

Zone très vaste

« Il s'agit des recherches les plus difficiles de l'histoire de l'humanité. Nous cherchons un avion qui se trouve au fond d'un océan très profond et c'est une zone très, très vaste. Nous devons faire très attention à ne pas tirer de conclusions trop hâtives », a déclaré le premier ministre australien Tony Abbott, s'adressant à la presse au cours d'une visite à Tokyo.

Une douzaine d'avions et 13 bateaux participent aux recherches dans une zone de 217 000 km2 située à 1700 km au nord-ouest de Perth, en Australie, où le Boeing 777 se serait abîmé le 8 mars avec 239 personnes à bord, dont 153 Chinois et quatre Français.

Le temps presse puisque le système de localisation des boîtes noires est alimenté par des batteries dont la durée de vie est d'environ un mois.

Cela fera 30 jours lundi que l'avion a disparu des radars de l'aviation civile, une heure après son décollage de Kuala Lumpur à destination de Pékin.

Le Boeing a ensuite été brièvement repéré par un radar militaire de l'autre côté de la Malaisie, loin de son plan de vol, et l'analyse de données automatiquement échangées avec un satellite a conduit les enquêteurs à conclure que l'avion s'était abîmé au large de l'Australie plusieurs heures plus tard.

Les autorités malaisiennes ont été taxées de rétention d'information et leur gestion des recherches leur a valu de vives critiques, notamment de la part de la Chine.

Kuala Lumpur a annoncé samedi l'ouverture d'une enquête formelle sur la disparition de l'avion à laquelle l'Australie, les États-Unis, la Chine, la Grande-Bretagne et la France pourraient être associés.

En règle générale, ce type d'enquête ne débute qu'après la découverte de l'appareil, mais certains craignaient que les investigations informelles menées par la Malaisie ne répondent pas aux normes légales fixées par les Nations unies.

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