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La voie du redressement de la Grèce était la bonne, selon Schäuble

06/04/2014 06:09 EDT | Actualisé 06/06/2014 05:12 EDT

"Les récents résultats économiques de la Grèce prouvent que la voie suivie était la bonne" pour sortir le pays de l'ornière financière, affirme dans une interview dimanche à un quotidien grec le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble affirmant qu'il n'y avait pas de "solution plus facile".

"Le chômage en Grèce n'est pas le résultat de la politique européenne. Cette affirmation est une tromperie", ajoute le ministre des Finances dans un entretien au journal libéral Kathimerini qui l'interroge notamment sur des alternatives à la rapidité des réformes drastiques exigée de la Grèce sous assistance financière internationale depuis 2010.

"Et n'écoutons pas ceux qui disent qu'il existait une solution plus facile", ajoute le ministre conservateur.

Quatre ans après en avoir été exclue, la Grèce s'apprête à se financer de nouveau sur les marchés d'emprunts à long terme. Elle table sur une croissance faible (0,6%) en 2014.

Le pays a traversé six années de récession qui lui ont fait fait perdre 25% de son PIB, considérablement amputé le niveau de vie de la population et fait exploser le chômage (27,5%).

Un récent rapport du parlement européen enquêtant sur le travail de la troïka UE-BCE-FMI dans les pays où elle est intervenue pour parer au risque de faillite a dressé un bilan mitigé de son action. En juin 2013, le FMI avait formulé un mea culpa, peu apprécié de Bruxelles, sur les erreurs du premier plan de sauvetage de la Grèce (2010-2012).

Pour M. Schäuble, "il apparaît déjà que les finances publiques sont meilleures que ce qu'avait prévu le programme" (d'ajustement, ndlr) et que "l'assainissement est plus rapide et meilleur qu'attendu".

Autant de raison qui le conduise à refuser de se prononcer pour l'instant sur la nécessité d'un troisième plan d'aide au pays: "le montant en serait de toute façon beaucoup plus petit que les deux précédents" et les sacrifices associés, "moins lourds".

Wolfgang Schäuble avait lui-même annoncé comme une évidence il y a moins d'un an l'idée d'un nouveau renflouement de la Grèce qui semble aujourd'hui moins inévitable.

Le ministre allemand ne varie pas en revanche sur son refus déterminé d'une nouvelle restructuration de la dette grecque actuellement à 175% du PIB, pour un objectif de 124% en 2020.

La restructuration contrôlée de plus de 100 milliards de dette grecque infligée aux créanciers privés en 2012 "doit rester un cas unique".

smk/abk

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