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Costa Rica : second tour de la présidentielle avec un seul candidat

06/04/2014 07:03 EDT | Actualisé 06/06/2014 05:12 EDT

Les Costariciens votaient dimanche au deuxième tour d'une élection présidentielle insolite où l'outsider centriste Luis Guillermo Solis affronte un candidat de droite qui s'est retiré de la course en raison de son retard dans les sondages.

Les bureaux de vote ont ouvert à 06H00 locales (12H00 GMT) et devaient fermer à 18H00 locales (00H00 GMT) alors que quelque 3,1 millions d'inscrits étaient appelés à participer au scrutin.

Les premiers résultats sont attendus vers 20H30 (lundi 02H00 GMT).

"Nous commençons une étape importante pour la démocratie au Costa Rica. J'en appelle au civisme des Costariciens et à leur sens de l'Histoire et de la Patrie", a déclaré Luis Guillermo Solis en demandant à ses compatriotes d'aller voter "de bonne heure".

M. Solis, du Parti action citoyenne (PAC), avait déjoué tous les pronostics en remportant le premier tour le 2 février, avec 30,8% des suffrages, devant Johnny Araya (29,6%), du Parti libération nationale (PLN, droite) de la présidente sortante Laura Chinchilla, et José Maria Villalta, le candidat de gauche, éliminé, avec 17%.

M. Araya, ancien maire de San José, a annoncé début mars qu'il se retirait de la compétition, alors que les sondages lui prédisaient une cinglante défaite avec jusqu'à 45 points de retard.

Dans les faits, un seul candidat était donc en lice pour ce second tour de l'élection. Mais, la Constitution interdisant le retrait d'une candidature enregistrée, le nom de M. Araya restait présent comme possible option sur les bulletins de vote.

"C'est parfaitement possible (que je gagne)", a ainsi déclaré l'ancien maire de la capitale au moment de voter dans un bureau de l'ouest de la ville.

"Nous avons déjà un président!" criaient de leur côté certains partisans de M. Solis qui l'accompagnaient lors de sa tournée des bureaux de vote -- une manière de contrecarrer la faible motivation des électeurs pour se déplacer en raison de l'absence d'autre candidat.

"Nous devons parvenir au terme du processus (électoral) avec les urnes remplies de votes, d'espoir. Il faut nourrir la démocratie, et son aliment est le vote", a déclaré M. Solis alors qu'il votait dans une école de l'est de San José, préoccupé à l'idée qu'une forte abstention enlèverait de la légitimité à son éventuel mandat.

Dans certaines régions du pays, le Tribunal Suprême électoral (TSE) a noté que de nombreux assesseurs représentant les partis politiques manquaient dans les bureaux de vote mais a affirmé que cela n'aurait aucune influence sur le processus de vote.

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