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Venezuela: nouvelle visite de l'Unasur pour faciliter le dialogue

05/04/2014 05:41 EDT | Actualisé 05/06/2014 05:12 EDT

Une délégation de sept ministres des Affaires étrangères de l'Union des nations sudaméricaines (Unasur) est à nouveau attendue dimanche au Venezuela pour tenter de faciliter le dialogue entre le président Nicolas Maduro et l'opposition, après deux mois de manifestations anti-gouvernementales.

"Au moins sept (ministres) ont manifesté leur intention de venir à partir de demain (dimanche)" afin de continuer à écouter "les différents secteurs (de la société) et faciliter définitivement un dialogue entre l'opposition, le président et notre gouvernement", a déclaré samedi le chancelier vénézuélien Elias Jaua à l'occasion d'une cérémonie officielle.

Des réunions entre cette délégation et différents secteurs politiques et sociaux du pays sont prévues lundi et mardi.

L'Unasur avait déjà dépêché une mission à Caracas les 24 et 25 mars, à l'issue de laquelle le principe d'un dialogue en présence d'un observateur neutre entre le pouvoir, l'opposition et des étudiants mécontents avait été accepté par toutes les parties.

Il ne s'agit pas d'une "médiation", mais d'un "accompagnement", selon M. Jaua.

Le Venezuela est depuis le 4 février le théâtre de manifestations parfois violentes d'étudiants et d'opposants contre l'insécurité, la mauvaise situation économique et les brutalités policières.

Au moins trois opposants politiques au président Maduro, héritier du défunt Hugo Chavez, ont été placés en détention ces dernières semaines. Ils sont notamment accusés d'avoir alimenté les violences dont le bilan s'élève officiellement à 39 morts et plus de 600 blessés depuis le début du mouvement.

Parallèlement, le bureau des Nations unies au Venezuela a exprimé samedi dans un communiqué sa "préoccupation" pour le "coût élevé en vies humaines" de ces manifestations.

L'organisation a également plaidé pour que "soit garanti, respecté et valorisé le droit à la vie" ainsi que "le droit de manifester pacifiquement".

Depuis presque deux semaines, un campement d'une centaine de tentes a été dressé devant le siège de l'ONU à Caracas par des jeunes gens critiquant les organisations internationales pour leur silence, selon eux, sur la répression à l'oeuvre dans le pays.

L'organisation a enfin salué les "efforts" du président socialiste pour établir une conférence de paix avec l'opposition et la société civile, même si ce dialogue n'a pas toujours pas pris forme.

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