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Une nulle laisse l'Impact sans victoire... comme à sa première saison en MLS

05/04/2014 06:09 EDT | Actualisé 05/06/2014 05:12 EDT

MONTRÉAL - Les pessimistes noteront que la nulle de 2-2 contre les Red Bulls de New York, samedi devant 24 071 spectateurs au Stade olympique, laisse l'Impact sans victoire après cinq matchs. Comme en 2012, l'année d'expansion en MLS. Les optimistes, eux, préféreront espérer un déblocage imminent en raison d'une performance solide de l'attaque, agrémentée d'une prestation inespérée d'Andres Romero.

Romero a livré une de ses performances les plus inspirées depuis qu'il est avec l'Impact, alors qu'il a notamment inscrit le premier filet de la rencontre dès la 5e minute de jeu, à la suite d'une passe décisive de Felipe. Celui-ci a également été solide, alors que le milieu brésilien a aussi égalé le score à 2-2 à la 60e, sur un centre de Justin Mapp.

La structure défensive trop relâchée du onze montréalais a toutefois tout bousillé de nouveau — en l'espace de quatre petites minutes, cette fois. Jonathan Steele a marqué à la 31e pour les Red Bulls, en plus de préparer le filet de Peguy Luyindula (34e). La troupe de Frank Klopas l'a par ailleurs échappé belle à la 47e minute, quand un penalty a été accordé aux visiteurs et que Luyindula a tiré le ballon sur le poteau.

«Nous avons parlé, cette semaine, de la nécessité de fournir le ballon rapidement à nos attaquants durant la phase de transition afin de trouver des espaces, mais quand nous avons cherché à trop forcer le jeu, nous avons encore payé le prix», a noté l'entraîneur de l'Impact Frank Klopas.

«Ce n'est pas le quatuor en défense en soi, c'est la mentalité de l'équipe dans son ensemble. Cette équipe aime attaquer, mais elle n'aime pas défendre, a déploré Matteo Ferrari. Nous sommes très bons avec le ballon mais sans le ballon, nous n'aimons pas courir. Je ne demande pas aux joueurs devant de courir comme des fous. Je dis que collectivement, nous devons être meilleurs lors des phases sans le ballon.»

La nulle fait en sorte que le onze montréalais (0-3-2) devra attendre encore avant de signer sa première victoire de la saison. À ce titre, l'Impact va à tout le moins égaler son record peu enviable inscrit à son année d'expansion, alors que le club n'avait signé sa première victoire qu'au sixième match.

Ferrari a dit ne pas ressentir de pression malgré cette situation qui place la direction de l'Impact — qui, avec Klopas, en est à son troisième entraîneur en trois saisons — dans une situation difficile.

«La pression, c'est autre chose. C'est quand tu n'as pas de nourriture à donner à tes enfants, a souligné le défenseur italien. Des endroits comme Rome, comme la Turquie, ça c'est de la pression. Là, quand tu ne gagnes pas, les gens attendent à l'extérieur du stade pour briser ta voiture.

«Je ne ressens pas de pression mais je suis quand même malheureux, parce qu'en tant que défenseur, je ne peux accepter qu'on accorde toujours un, deux ou même trois buts par match.»

Alors que la défensive fait du surplace, l'offensive a affiché un peu plus de coffre, samedi. À son deuxième match au retour d'une suspension de trois rencontres, Romero a animé un début de match percutant de la part de l'Impact, en plus d'être souvent mêlé aux occasions obtenues en deuxième demie. Outre son but dès la 5e, qu'il a marqué d'un tir précis après avoir fait preuve d'une belle entente avec Felipe, Romero a alimenté Marco Di Vaio à plusieurs reprises pour permettre à l'Italien de menacer plusieurs fois le gardien new-yorkais Luis Robles. Romero a aussi vu son tir, à la 13e, être arrêté sur la ligne de but par un défenseur adverse.

«(Romero) a été très dangereux dans ses courses, avec et sans le ballon. Quand il était encore frais physiquement, il avait les idées claires et il a été bon, a noté Klopas. Il excelle à mettre les défenseurs sous pression, et maintenant son niveau de forme va s'améliorer de match en match.»

«On a fait les 30 meilleures minutes depuis que je suis arrivé chez l'Impact il y a quatre ans, a quant à lui dit Hassoun Camara du début de match des siens. J'ai l'impression qu'on a tout contrôlé, qu'on a été bien agressifs, qu'on défendait en avançant... On contrôlait le match. Ces buts (des Red Bulls) sortis de nulle part nous ont un peu freiné... Mais ensuite, on a fait preuve de caractère pour revenir.»

L'Impact a dominé le match au chapitre des statistiques (12-4 pour les tirs cadrés, notamment), mais il a suffi d'une éclipse de quatre minutes de la défensive pour fausser les données. Le filet qui a fait 1-1 est survenu à la suite d'un centre que Lloyd Sam a pu bien ajuster devant son couvreur Heath Pearce, et que Steele a repris sans contrôle à l'autre aile alors qu'Eric Miller le suivait. Le deuxième but des visiteurs a suivi une longue passe latérale (et mal avisée) de Di Vaio en territoire montréalais, que Steele a récupérée facilement, avant de pousser devant à Luyindula, au travers la défensive centrale.

«Si nous n'approchons pas les choses de façon intelligente, ça va toujours être comme ça», a prévenu Ferrari.

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