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Le secrétaire général de l'ONU visite les déplacés en République centrafricaine

05/04/2014 12:23 EDT | Actualisé 05/06/2014 05:12 EDT

BANGUI, République centrafricaine - Le secrétaire général des Nations unies s'est rendu en République centrafricaine, samedi, pour la première fois depuis que le pays a plongé dans les affrontements intercommunautaires il y a quatre mois, promettant aux personnes déplacées par les violences qu'elles pouvaient «compter sur la communauté internationale».

La visite a eu lieu tout juste avant le passage de Ban Ki-moon au Rwanda pour souligner le 20e anniversaire du génocide dans ce pays. M. Ban ne cesse d'appeler la communauté internationale à empêcher une tragédie semblable en République centrafricaine, où la crise politique oppose les chrétiens aux musulmans.

Des organisations humanitaires internationales ont critiqué la réponse de l'ONU en Centrafrique, même si M. Ban a plusieurs fois rappelé la nécessité de protéger les civils.

Devant un groupe de déplacés ayant trouvé refuge à l'aéroport international de Bangui, où des dizaines de milliers de civils campent sous la protection des troupes françaises, le secrétaire général de l'ONU a déclaré qu'il était venu en République centrafricaine pour exprimer sa solidarité et celle de la communauté internationale.

Les pays africains ont fourni 6000 soldats pour maintenir la paix en Centrafrique, mais le Tchad a commencé à retirer ses 850 hommes vendredi après une dispute entourant un affrontement ayant coûté la vie à 30 civils le week-end dernier. Les forces tchadiennes affirment qu'elles n'ont fait que répliquer aux tirs, tandis que l'enquête préliminaire de l'ONU indique qu'ils ont tiré sans discernement sur une foule de civils.

La France a déployé 2000 soldats dans le pays, mais les renforts attendus de l'Union européenne sont bloqués, les pays européens étant apparemment réticents à s'investir en Centrafrique.

Le Conseil de sécurité des Nations unies se prononcera en avril sur le déploiement d'une force de maintien de la paix.

Ban Ki-moon a appelé les pays membres du conseil à agir rapidement pour autoriser le déploiement d'une force de 12 000 hommes.

M. Ban devait s'adresser au Conseil national de transition de la République centrafricaine plus tard en journée et rencontrer la présidente par intérim du pays, Catherine Samba-Panza.

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