POLITIQUE

Élections 2014 : de l'opportunisme de bas étage, estime Gérard Deltell

05/04/2014 08:39 EDT | Actualisé 05/04/2014 08:39 EDT
PC

Alors que les différents chefs de parti terminent la dernière étape avant le scrutin du 7 avril, le candidat de la Coalition avenir Québec (CAQ) dans Chauveau, Gérard Deltell, ne se gêne pas pour tirer à boulets rouges sur le Parti libéral du Québec (PLQ) et sur le Parti québécois (PQ), les accusant notamment d’avoir «fait de l’opportunisme de bas étage» dans cette campagne électorale.

«Il y a eu des rebondissements assez spectaculaires dans cette campagne, notamment du côté du parti de Pauline Marois. Elle a commencé par déclencher les élections, alors qu’elle avait passé une loi pour des élections à date fixe, dit-il. Après, elle a refusé de parler aux médias dans les premiers jours de la campagne.»

Pour le candidat de Chauveau, cette élection a démontré, entre autres, les faiblesses du PQ. Un parti, dit-il, «qui a fait de l’improvisation», notamment lors de l’arrivée de Pierre Karl Péladeau, le candidat vedette dans Saint-Jérôme.

«C’est quand même incroyable que le PQ ne soit pas prêt à répondre aux questions, notamment concernant l’éthique et les actions de M. Péladeau, alors même qu’il le présentait comme candidat, rappelle le député sortant. Le PQ s’est surpris lui-même quand Pierre Karl Péladeau a parlé de souveraineté avec le poing en l’air», ironise-t-il.

Une «improvisation» qui, selon le leader parlementaire du deuxième groupe d’opposition, a eu pour impact de paralyser une bonne partie de la campagne électorale en remettant, entre autres, la question référendaire à l’ordre du jour.

Un enjeu important pour le Québec dont a largement profité le chef du PLQ, Philippe Couillard, en faisait fi des autres sujets qui intéressent les électeurs.

«Le PLQ a parlé pendant neuf jours consécutifs de référendum. Il a tellement parlé de référendum que les gens n’étaient plus capables. Ils ont fait ça en mettant de côté les questions économiques, comme si ça ne les intéressait pas», ironise-t-il.

«Il y a eu de l’opportunisme de bas étage dans cette campagne. […] Il y a des partis qui sont prêts à n’importe quoi pour acheter des votes», dénonce-t-il.

Une situation qui, selon le leader caquiste, a néanmoins profité à sa formation politique. «Ça nous a permis de nous distinguer, et personne ne peu critiquer notre cohérence», pense-t-il.

Concernant le projet de Charte de la laïcité, défendu par le parti de Pauline Marois, le candidat caquiste estime que l’enjeu n’a pas eu beaucoup d’échos en région.

Questionné sur la montée de la CAQ dans les sondages dans la dernière semaine de la campagne, le député sortant explique cette situation par un goût de changement de la part des électeurs.

«Le PQ a déçu beaucoup de gens en 18 mois au pouvoir. Est-ce qu’on est prêt à faire nos devoirs et voter pour un parti qui propose un vrai programme, questionne-t-il. Si les Québécois votent pour le PLQ, ils risquent d’être déçus également, en plus de voir le retour de la corruption et des scandales.»

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