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Des violences font 23 morts lors d'une vendetta dans le sud de l'Égypte

05/04/2014 03:05 EDT | Actualisé 05/06/2014 05:12 EDT

LOUXOR, Égypte - Une sanglante vendetta dans le sud de l'Égypte entre un clan arabe et une famille nubienne a fait au moins 23 morts au cours de deux journées de combats, laissant des corps gisant sur des planchers d'hôpitaux et des maisons incendiées dans la foulée des violences, ont fait savoir samedi des responsables gouvernementaux et des témoins.

Selon un communiqué du ministère de l'Intérieur, les affrontements dans la province d'Assouan ont éclaté à la suite du harcèlement d'une jeune fille, et après que des élèves des deux camps eurent peint une école locale de graffitis.

Les tueries du genre sont communes dans le sud du pays, où les présumées violations de l'honneur entraînent souvent des violences. Mais les plus récents affrontements auraient eu lieu alors que les forces de sécurité n'ont rien fait pour y mettre fin.

Les graffitis des élèves nubiens accusaient des membres du clan arabe Haleyla de travailler pour les anciens gouvernements des présidents déchus Hosni Moubarak et Mohammed Morsi, ont dit des témoins. En réponse, d'autres graffitis ont accusé les Nubiens de soutenir l'armée après qu'une délégation de cette communauté eut rencontré l'ancien chef de l'armée et favori à la présidentielle Abdel-Fattah el-Sissi.

Aux dires d'un résidant nubien, les ressortissants de la communauté se font dire de «se débrouiller par eux-mêmes» lorsqu'ils font appel à la police.

Les autorités ont mentionné qu'une dizaine d'écoles de la région touchée par les combats seront fermées pour une période indéfinie jusqu'à ce que le calme revienne.

Des séquences vidéo provenant de la région et diffusées sur les médias sociaux semblaient correspondre aux informations de l'Associated Press montrant des enfants d'âge scolaire lançant des pierres à un groupe rival, malgré la présence d'un véhicule blindé de la police avant les violences.

Un responsable des services de santé, Mohammed Azmi, a confié à la chaîne de télévision privée CBC que 23 personnes avaient été tuées et 12 autres reposaient dans un état critique à l'hôpital. Un responsable gouvernemental a mentionné que 31 personnes avaient été blessées.

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