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Ban Ki-moon demande des renforts pour la Centrafrique

05/04/2014 07:25 EDT | Actualisé 05/06/2014 05:12 EDT

Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, en visite samedi à Bangui, a dit son inquiétude de voir les forces françaises et africaines déployées en Centrafrique débordée par « l'état d'anarchie » qui règne dans ce pays, malgré les efforts internationaux pour y ramener la paix.

Les soldats du contingent tchadien de la Misca, la force de paix africaine, ont commencé à se retirer vendredi de République centrafricaine, après avoir été accusés d'avoir tué une trentaine de civils il y a une semaine à Bangui.

Le Conseil de sécurité des Nations unies doit approuver la semaine prochaine la formation d'une force de 12 000 hommes qui sera envoyée en Centrafrique pour tenter d'y rétablir le calme, mais cette force ne devrait pas pouvoir être déployée avant septembre.

Les violences entre chrétiens et musulmans ont fait plus de 2000 morts et des centaines de milliers de personnes déplacées depuis décembre dernier.

Dans la capitale centrafricaine, Ban Ki-moon a rappelé le génocide qui a fait 800 000 morts au Rwanda en 1994 et a exhorté la communauté internationale à ne pas répéter les mêmes erreurs qu'à cette époque.

Il a salué dans un discours devant le gouvernement provisoire à Bangui l'engagement des forces françaises et africaines, mais a déploré que la mission Sangaris et la Misca n'aient pas plus de moyens face à l'ampleur de la tâche à accomplir.

Le secrétaire général de l'ONU a demandé « le déploiement immédiat de plus de soldats et de policiers » dans le pays.

« La communauté internationale n'est pas venue en aide au peuple du Rwanda il y a vingt ans. Aujourd'hui, il y a un risque que nous ne fassions pas assez pour le peuple de République centrafricaine », a-t-il dit.

Il y a actuellement en Centrafrique quelque 2000 soldats français et 6000 hommes de la Misca. Une force de l'Union européenne, forte de 800 hommes, doit venir leur prêter main-forte à partir de la fin du mois.

Samedi, des coups de feu ont retenti vers midi à Bangui dans la caserne de la Séléka, la force des anciens rebelles musulmans. Auparavant, un groupe de la Séléka était sorti de la base et avait poignardé un soldat de l'armée nationale centrafricaine, a rapporté un habitant.

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