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Priorité aux ex-travailleurs du Concorde, promettent les acheteurs

04/04/2014 01:08 EDT | Actualisé 03/06/2014 05:12 EDT

Le représentant des nouveaux acheteurs du Concorde assure qu'il donnera « priorité » aux ex-travailleurs de l'hôtel. Des « négociations sont en cours » avec le syndicat, selon Me Stéphane Harvey. Toutefois, la Confédération des syndicats nationaux (CSN), qui représentait les 250 employés, soutient le contraire.

Au lendemain de l'annonce de la revente de l'hôtel à un groupe d'investisseurs québécois, le discours diverge entre l'avocat des acheteurs et le syndicat qui se montre prudent face à la transaction.

Ann Gingras, présidente du Conseil central de Québec-Chaudière-Appalaches, est formelle. Tant du côté du syndicat local que de la haute direction de la CSN, « on est loin de la négociation ».

Elle affirme néanmoins qu'un des nouveaux acheteurs et Me Harvey ont rencontré des représentants du syndicat il y a environ trois semaines. Quelques courriels ont aussi été échangés. Mais rien de plus, affirme-t-elle. « J'aimerais bien savoir avec qui ils discutent ».

Me Stéphane Harvey parle tout de même de négociations. Il mentionne vouloir « avoir une bonne entente avec le syndicat », mais ajoute que ce dernier devra « s'ajuster à la nouvelle donnée de l'hôtel ». « Il y aura une réorganisation majeure », mentionne-t-il. Par exemple, le service de restauration ne sera plus géré par l'hôtel.

Me Harvey ne peut pour l'instant préciser le nombre d'employés qui seront embauchés.

Pour lui, il est clair que la convention actuelle ne peut être maintenue. Il espère « s'entendre sur les lignes directrices » avec le syndicat avant que la transaction ne soit conclue. « On a des chances raisonnables d'en venir à une entente », croit-il.

La CSN prudente

La CSN demeure par ailleurs très prudente face au projet de relance du Concorde en condo-hôtel.

« Sur le fond du projet, je vais réserver mes commentaires, parce qu'on n'a aucun détail. Mais en ce qui concerne le reste, on est assez inquiet », indique Ann Gingras, présidente du Conseil central de Québec-Chaudière-Appalaches.

La représentante de la CSN se questionne sur la formule de chambres-condos adoptée par le groupe d'investisseurs, puisque l'hôtel est situé sur un terrain qui appartient à une tierce personne et dont le bail emphytéotique expire en 2069.

Les futurs acquéreurs voudraient vendre environ 150 des 400 chambres de l'hôtel, selon Me Stéphane Harvey. Les propriétaires pourront ensuite les louer à des clients par l'intermédiaire de l'hôtel lorsqu'ils ne les occuperont pas.

Ann Gingras s'interroge également sur la pertinence d'ajouter des condos dans le marché immobilier de Québec, déjà saturé. « Des condos, il y en a beaucoup dans la ville de Québec, souligne-t-elle. Ce n'est pas ça qui répond à l'industrie touristique et ce n'est pas à ça que touchait le consensus régional pour la relance de l'hôtel. »

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