NOUVELLES

Pape François: "je me trompe encore"

04/04/2014 09:02 EDT | Actualisé 04/06/2014 05:12 EDT
AFP

"Je me suis trompé et je me trompe encore", affirme le pape François dans une interview insolite accordée à cinq jeunes catholiques belges et reprise vendredi par divers médias italiens et l'agence spécialisée sur le Vatican I.Media.

Dans cet échange dans sa bibliothèque privée, retransmis notamment sur le site deredactie.be, le pape argentin assure avoir appris à "écouter ce que pensent les autres" bien qu'il soit "têtu".

"On dit que l'homme est l'unique animal qui tombe deux fois au même endroit. Les erreurs ont été de grands maîtres pour (l'apprentissage) de ma vie. Je ne dirais pas que j'ai appris de toutes mes erreurs. De certaines non, car je suis têtu", confie-t-il.

Ces cinq jeunes catholiques flamands ont été reçus le 31 mars, grâce à l'intervention de leur évêque, Mgr Lucas Van Looy. Les demandes ont été faites en anglais et le pape a répondu en italien.

Interrogé sur ces "erreurs", l'ancien archevêque de Buenos Aires rappelle qu'il a été nommé supérieur très jeune et reconnaît avoir "fait beaucoup d'erreurs avec l'autoritarisme".

Jorge Mario Bergoglio avait été élu en juillet 1973, à l'âge de 36 ans seulement, provincial des jésuites argentins pour six ans. La fin de son mandat, sous la dictature militaire, a été marquée par des tensions entre jésuites de positions opposées.

Le pape argentin revient aussi sur sa critique des inégalités sociales: "j'ai entendu une personne dire: quand il parle des pauvres, ce pape est communiste! Mais non! C'est une bannière de l'Evangile: la pauvreté sans idéologie, les pauvres sont au centre de l'Evangile".

Jorge Bergoglio déplore la "culture du rejet" des petits enfants, des jeunes et des vieux: "Les enfants sont rejetés, on ne veut pas d'enfants, seulement des petites familles! Les vieux sont rejetés: tant d'entre eux meurent victimes d'une euthanasie cachée, parce qu'on ne prend pas soin d'eux!"

"Et maintenant ce sont aussi les jeunes qui sont rejetés", ajoute-t-il citant le chômage des jeunes en Italie.

Le pape François évoque son "espoir", après avoir parlé "à beaucoup de jeunes politiciens, ici, comme à Buenos Aires". "Je suis content car, qu'ils soient de gauche ou de droite, ils jouent une nouvelle musique, ils ont un nouveau style de politique".

A-t-il parfois peur? François répond: "De moi-même!" "Il y a une mauvaise peur et une bonne peur. Cette dernière est la prudence. La mauvaise t'annihile et nous devons l'expulser de nous".

Retrouvez les articles du HuffPost sur notre page Facebook.

data-href="https://www.facebook.com/HuffPostQuebec" data-send="truedata-width="570"data-show-faces="false"data-font="arial">



> Comment connecter son compte HuffPost à Facebook pour pouvoir commenter?

INOLTRE SU HUFFPOST

La messe inaugurale, événement mondain