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Nouvelle-Écosse: l'adoption d'une loi met fin à la grève des infirmières

04/04/2014 10:52 EDT | Actualisé 04/06/2014 05:12 EDT

HALIFAX - Le gouvernement libéral de la Nouvelle-Écosse a mis fin à une grève qui a perturbé le système de santé pendant à peine 24 heures en adoptant vendredi matin un projet de loi sur les services essentiels, et ce, en dépit d'une forte opposition des infirmières.

Le premier ministre Stephen McNeil a rapidement quitté l'Assemblée législative après la tenue du vote qui a mis fin à une nuit entière de discussions entre les parlementaires.

À l'extérieur de l'édifice se trouvaient des infirmières qui scandaient des slogans décriant l'adoption de cette loi — celle-ci, ont-elles fait valoir, les prive de leur droit de grève.

La présidente du Syndicat des employés généraux et gouvernementaux de la Nouvelle-Écosse, Joan Jessome, a essuyé des larmes devant l'Assemblée législative alors qu'elle exprimait sa colère à l'égard de cette loi.

Selon elle, le gouvernement néo-écossais vient de modifier profondément le rapport de force entre travailleurs et employeurs en ce qui concerne les négociations de conventions collectives dans la province.

En raison de l'adoption de cette loi, le syndicat a demandé aux infirmières de mettre fin à leur grève et de retourner au boulot, a précisé Mme Jessome.

La loi adoptée vendredi oblige les syndicats et les employeurs du système de santé à mettre en place une entente concernant les services essentiels avant toute grève ou lock-out.

Elle s'applique aux infirmières, aux paramédics, aux répartiteurs d'ambulances, aux employés hospitaliers et à tout travailleur qui oeuvre auprès des aînés ou des jeunes aux prises avec des handicaps.

Le syndicat a dit envisager un recours aux tribunaux. Mme Jessome a indiqué qu'elle discutera de stratégies la semaine prochaine avec les infirmières concernées, incluant la possibilité de contester la constitutionnalité du projet de loi.

Le conflit de travail tournait autour d'une demande par les infirmières pour un plus grand nombre de travailleuses sur le plancher. Elles souhaitaient voir un ratio plus élevé d'infirmières par rapport aux patients, pour des questions de sécurité.

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